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Par la rédaction

Organisations

La matrice gagne du terrain

Les organisations achats demeurent tiraillées entre leur volonté d’homogénéiser les pratiques achats et la nécessité de garder le contact avec le terrain. Le format matriciel qui permet de réconcilier les deux restent minoritaires mais à le vent en poupe.


La forme d’organisations achats la plus courante parmi les grandes entreprises françaises est l’organisation mixte, c’est-à-dire qui comprend à la fois une structure centrale et des entités achats décentralisées travaillant indépendamment dans des régions ou des BUs et qui entretiennent un lien faible avec le directeur achats groupe. Ce cas de figure concerne cette année 45 % de nos répondants, soit pratiquement la même proportion que l’an dernier.
La catégorie montante cette année est celle des organisations achats matricielles, celles où les acheteurs des BUs et des régions entretiennent un lien fort avec la direction achats groupe. Ce lien peut se traduire par exemple par une responsabilité du directeur achats groupe sur la gestion des compétences pour l’ensemble de la filière achats, comme c’est le cas par exemple au sein du groupe Total depuis la création de l’entité Total Global Procurement, intervenue en janvier 2017 (voir l’interview de Christophe Sassolas).
C’est d’ailleurs dans l’industrie que cette catégorie est le plus représentée, avec 33 % des répondants contre 19 % dans le secteur tertiaire. C’est aussi dans l’industrie que cette forme organisationnelle, à gérer avec doigté, mais qui permet d’allier proximité avec les opérationnels et pilotage groupe, connait la plus forte progression, puisqu’elle ne représentait que 26 % des répondants l’an dernier. Elle est notamment très en vogue dans le secteur pharmacie cosmétique, où elle concerner six répondants sur douze. On la retrouve aussi très fréquemment citée dans les grands groupes du secteur agroalimentaire, vins et spiritueux, ou encore dans ceux du secteur des industries électroniques et électriques ; deux cas de figures où les grandes entreprises servent fréquemment plusieurs marchés différents ou bien sont constitués de plusieurs marques distinctes.
Dans le secteur tertiaire ce sont les organisations centralisées qui sont largement surreprésentées avec une proportion de 39 % des répondants contre 28 % sur l’ensemble du panel. Cette forme d’organisation semble cette fois privilégiée dans le secteur de la banque assurances (huit répondants sur treize) et dans les directions achats non marchands de la distribution.

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N°271 - Mai 2018

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