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La Lettre des Achats - Février 2019 N°279
Février 2019

Management

Actualité

Top 250 des achats (suite)
La couverture achats naturellement incomplète

Par Guillaume Trécan

Top 250 des achats (suite)

La couverture achats naturellement incomplète

Les dépenses de l’entreprise peuvent être couvertes par un contrat-cadre, cadrées par une méthodologie achats, effectuées avec une implication à des degrés divers d’un acheteur ou en son absence totale. Les moyens d’apprécier les couvertures achats sont variés et les résultats affichés par les directions achats dans les éditions successives de notre enquête TOP250 montrent qu’il reste encore une importante marge de manœuvre pour augmenter le terrain de jeu des acheteurs.

Taux de couverture



Avec un taux de couverture moyen déclaré par les directeurs achats des quelque 250 grandes entreprises participant à la dernière édition du TOP250 (voir La Lettre des Achats N°276) de 75,25 %, cet indicateur confirme sa pertinence pour mesurer la maturité des organisations achats tout en révélant ces limites. Lors de cette même enquête en 2014, ce taux de couverture moyen était en effet déjà de 77 %. Pourtant, dans le même temps les signes d’une montée en maturité générale de la fonction achats des grandes entreprises se sont multipliés, de la place des directeurs achats dans les comités de direction à la reconnaissance des gains achats par la direction financière, en passant par la prise en compte du rôle des Achats dans la création de valeur. Couvrir les achats de son entreprise demeure une quête sans fin et un effort toujours recommencé.
Taux de couverture par secteur



Une quinzaine de directions achats de notre panel déclarent des taux de couverture de 100 %, mais aucun secteur n’atteint en moyenne ce stade ; même des secteurs aussi matures que l’aéronautique, l’automobile, les industries mécaniques, ou encore les industries électriques et électroniques, qui affichent les taux de couverture les plus satisfaisants. Dans le top 5 des secteurs d’activité où l’impact des Achats demeure le plus limité, on retrouve des secteurs très décentralisés où les opérationnels de terrain sont plus guidés par des impératifs de réactivité que par les règles de compliance : BTP, transport et logistique, distribution (directions des achats non-marchands), grands groupes gestionnaires d’infrastructures dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, banques assurances.


Taux de couverture par taille de service achats



En segmentant notre panel de directions achats en fonction du nombre d’acheteurs dans leur service achats, on peut constater une sur-représentation des grandes directions achats dans le groupe des directions achats qui situent leur taux de couverture entre 90 % et 100 %. L’effectif moyen est de 387 acheteurs, avec un écart allant de 10 à 2 700 acheteurs (groupe Airbus). Avec 102 acheteurs en moyenne, les directions achats dont le taux de couverture se situe entre 50 % et 89 % est bien moins important. Le fait que l’échantillon des directions achats aux taux de couverture inférieur à 50 % soit plus élevé (205 acheteurs) s’explique en grande partie par la forte présence de grands groupes du BTP dans cet échantillon aux effectifs achats conséquents.


Les familles d’achats indirects les moins souvent traitées



Le palmarès des achats indirects sur lesquels les Achats ne se sont jamais impliqués comprend dans l’ordre : les frais bancaires, les prestations d’avocat et conseils juridiques, de commissaires aux comptes, les moyens de paiement, les assurances et la gestion immobilière. Si l’implication des acheteurs sur l’informatique, dans son ensemble a fortement progressé au fil des éditions successives du TOP250, l’autre vaste catégorie des prestations RH demeure encore faiblement challengée par les Achats. L’intérim fait exception avec 85 % de directions achats déclarant avoir travaillé sur ce segment, c’est beaucoup plus que pour les prestations de formation et de recrutement. Dans cette catégorie des achats non couverts par la direction achats on trouve aussi des achats tels que les voyages d’affaires, qui sont néanmoins assez souvent cités dans les achats confiés à des tiers.


Externalisation achats ponctuels



Les achats dont la gestion est le plus souvent confiée à un tiers se trouvent bien sûr dans la grande catégorie des achats généraux. Une catégorie parfois globalement externalisée, mais plus souvent dans laquelle certains achats particuliers sont confiés à des consultants experts en la matière. Une liste qui contient les télécoms ; l’IT ; les voyages d’affaires ; le marketing ; les imprimés ; le transport et la logistique ; les travaux et le génie civil ; le recyclage des déchets ; l’intérim ; l’énergie ; la communication et le marketing… Dans les cas d’achats ponctuellement externalisés sont également cités des périmètres spécifiques comme les achats de certaines zones géographiques ou BU, qui on fait l’objet d’un traitement particulier.

Par Guillaume Trécan

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