Publicité

Par Guillaume Pommereau gpommereau@lettredesachats.fr

Enquête Dragon Sourcing

La Chine s'impose aux acheteurs

Pour les entreprises françaises, la tendance à sourcer dans les pays à bas coûts, et plus particulièrement en Chine, devrait s'accentuer dans les années à venir. C'est le constat d'une enquête de Dragon Sourcing, spécialiste du sourcing en Chine. Quelques chiffres pour résumer cette étude : la part des achats réalisés en France d'ici à trois ans passerait de 33 % à 26 %, au bénéfice des pays à bas coûts avec une part de 67 % à 74 %…

D’ores et déjà, 47 % des entreprises interrogées ont de cinq à plus de dix ans d’expérience du sourcing dans les pays à bas coûts. Pour la Chine, ce pourcentage est de 36 %. Dans les deux cas, seuls 12 % et 29 % des sondés n’ont pas d’expérience sur le sujet. Et la part des achats réalisés en France ou dans les pays à hauts coûts de main-d’œuvre, Europe de l’Ouest, États-Unis et Japon, devrait continuer à décroître : dans ces trois régions du monde, elle passera de 72 % à l’heure actuelle à 58 % dans trois ans. Sur la même durée, la part achetée dans les pays à bas coûts augmentera de 28 % à 42 %. En termes de catégories d’achats, les produits en plastique et en caoutchouc, le textile, le cuir et l’habillement, les semi-conducteurs et les composants électroniques, ainsi que les équipements électriques sont concernés au premier chef.
Sur une échelle de 1 à 5, de très faible à très élevée, les raisons qui motivent le sourcing en Chine sont, sans surprise, la réduction des coûts (4,7), la volonté de suivre les concurrents pour rester compétitifs (3,7) ou le développement des ventes dans le pays (3,4) ; avec une note de 3,3, l’approvisionnement local pour les besoins de l’activité chinoise arrive au quatrième rang. « Pour les sociétés qui s’implantent dans le pays, le développement des achats et de l’activité commerciale se fait en parallèle », commente Richard Laub, directeur de Dragon Sourcing.
Toujours sur la même échelle, les préoccupations restent la qualité des produits achetés (4,3), le respect des délais (4,1), les conditions de livraison (3,9) et le risque de détournement de la propriété intellectuelle (3,7). Sur une notation de 1 à 5, de très négatif à très positif, les démarches de sourcing en Chine amènent les résultats suivants : compétitivité des coûts (4,22), qualité des produits (3,25), respect des délais de livraison (3,25) et satisfaction des utilisateurs (3,25). Les économies réalisées semblent à la hauteur des attentes : pour 33 % des entreprises, elles sont supérieures à 30 %. Et les objectifs sont maintenus en conséquence puisque 44 % des entreprises attendent des économies supérieures à 30 % en 2008.
Dernier point : 73 % des entreprises disposent d’un bureau d’achat en Chine, avec un effectif supérieur à vingt employés pour la moitié des sondés. Avec, sur ce point, une conclusion de Richard Laub : « Pour optimiser leur démarche, les entreprises doivent veiller à différencier l’achat pour le marché local de l’achat destiné à l’international ».






Méthodologie

L'étude est construite sur un panel de 35 entreprises de différents secteurs d'activité dont les biens d'équipement pour la construction et l'industrie (17 %), la distribution (11 %), les produits pharmaceutiques et médicaux (9 %) et les télécommunications (9 %). Les chiffres d'affaires sont compris entre 250 millions et plus de 15 milliards d'euros, avec environ un tiers des sondés entre 500 millions et 5 milliards. Dans un tiers des cas, la direction des achats compte plus de 100 personnes.



 

Portrait

Richard Laub a notamment été partner d'Accenture, responsable des activités d'e-procurement pour le cabinet de conseil. Il a co-fondé Dragon Sourcing dont il est directeur.

Par Guillaume Pommereau gpommereau@lettredesachats.fr

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°286 - Octobre 2019

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play