Publicité

Par la rédaction

Formation

L'ISM débarque en France

La réunion d’inauguration de l’Institute of Supply Management France s’est tenue en juin dernier à Paris. L’ISM compte 45 000 membres dans le monde. Cet institut donne ses indicateurs de tendance et délivre la certification CPM (Certified Purchasing Manager), diplôme international reconnu par la profession. L’ISM France vient d’être créé par MGCM, organisme dispensant des formations professionnelles dans les domaines du supply chain management et des achats. L’association française ne reproduira pas à l’identique les associations déjà existantes. Sa force est de bénéficier des expériences mondiales et des travaux produits par l’ISM et ainsi de transmettre une meilleure connaissance des pratiques européennes et mondiales des achats. Elle doit aussi contribuer à la reconnaissance de la fonction et créer un véritable réseau.
Pour l’occasion, la représentante du comité directeur de l’ISM Amérique, Theresa Metty, ancienne directrice des achats d’IBM et de Motorola, est venue marteler une idée phare : une entreprise ne crée de la valeur qu’en réduisant la complexité. Et l’acheteur a un rôle crucial dans cette démarche. Les achats influencent la décision de « make or buy » et achètent de plus en plus des sous-ensemble complexes, des produits, des services et des logiciels, autant d’éléments que les entreprises avaient l’habitude de produire en interne. Mais Theresa Metty de condamner : « Les décisions de recourir à l’outsourcing ne tiennent souvent pas la route. Il n’est malheureusement pas rare qu’une entreprise externalise en premier des tâches qui créent un avantage compétitif et des produits complexes qui ne devraient pas l’être du tout ».

Réduire la complexité

Les achats ont un rôle à jouer pour éviter ces « désastres », a repris Theresa Metty : « Ils doivent identifier les produits, les sous-ensembles et les composants externalisables, mettre l’accent sur les problèmes et les risques durant l’analyse de make or buy et se positionner en champions d’une campagne de réduction de la complexité préalable à l’externalisation ». En effet, les entreprises qui ne savent pas réduire la complexité ne pourront pas externaliser rapidement et facilement.
Et d’avancer des preuves : « Les entreprises avec une grande complexité ont des produits aux coûts non compétitifs, des délais importants, trop de capacités, des interruptions chroniques dans leurs approvisionnements, un fort taux de rejet et une répartition peu transparente des responsabilités ». Cette complexité nuit à l’efficacité des achats : les décisions de sourcing sont souvent prises par les seuls ingénieurs, il existe trop de pièces, trop de fournisseurs uniques, et les coûts unitaires sont en inflation. S’ajoutent à cela une base de fournisseurs peu évolutive, une fin de vie des produits difficile et onéreuse pour l’entreprise et les fournisseurs, des stocks très élevés et un coût complet non compétitif. Déclarer la guerre à la complexité est donc la clé de la réussite.

Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°286 - Octobre 2019

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play