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Par la rédaction

Cegelec

L'e-sourcing systématique

Cegelec tire les leçons du lancement de l'e-sourcing opéré en 2004 : préparation forte en amont, professionnalisme requis par les enchères et coordination du déploiement devront être encore améliorés. L'e-sourcing devient l'outil de base pour les appels d'offres et non plus seulement un outil pour mener des enchères inversées. L'objectif est de passer en ligne de 25 % à 50 % des achats traités.

Renouvelant pour 2005 son objectif annuel de 7 % d’économies, Cegelec maintient plus que jamais le cap sur l’e-sourcing. Advance, son nouveau programme d’amélioration de la performance achats qui succède à CS30, accentue nettement le poids accordé à l’outil dans la politique d’achat : « Avec Advance, l’e-sourcing doit devenir notre outil standard pour effectuer des appels d’offres. Autant que possible, l’appel d’offres électronique doit être conclu par une enchère inversée », explique Pierre Pelouzet, directeur des achats. Cette systématisation de l’e-sourcing dans la méthodologie d’achat permet de renforcer le déploiement lancé en 2004 : la part des achats gérés via l’outil sera d’environ 15 % fin 2005.
Parallèlement, l’outil met en évidence un certain nombre de points d’amélioration à travailler au sein du processus d’achat de l’entreprise. Par exemple, une meilleure circulation de l’information entre acheteurs ainsi qu’entre acheteurs et équipes projets s’est révélée indispensable. « La préparation d’une enchère inversée exige une forte préparation en amont. Dans leur souci de rigueur, nos équipes achats ont rencontré plus de difficultés que prévu pour réunir toutes les informations, notamment techniques », reprend Pierre Pelouzet.
La systématisation de l’utilisation de l’outil dans la réalisation d’appels d’offres contribue également au professionnalisme des équipes achats et de l’approche fournisseurs.

Rigueur et déontologie

« Nous mettons l’accent auprès des acheteurs sur la rigueur de l’appel d’offres et sur la nécessité absolue d’une déontologie très claire vis-à-vis des fournisseurs : les conditions d’attribution d’une enchère sont précisées aux fournisseurs par écrit, en amont de l’enchère, et strictement respectées », détaille Christophe Soulas, responsable du programme Advance. Enfin, le déploiement de l’e-sourcing demande une coordination centrale sans faille, capable de suivre l’avancée des déploiements et de diffuser l’information – une action renforcée dans le cadre d’Advance.
À ce jour, une centaine d’acheteurs organisent en moyenne 75 événements d’e-sourcing par mois. À terme, le portail, hébergé par BravoSolution, devrait être utilisé par 150 personnes. Un peu plus de 1 000 fournisseurs dans plus de 40 pays sont régulièrement consultés. L’outil contribue pour l’instant à 20 % de l’objectif de réduction des coûts. À plus long terme, le but de la direction des achats est d’atteindre le plus vite possible la moitié des achats sourcés en ligne. Pour ce faire, les achats ainsi traités devront couvrir aussi bien les frais généraux, les contrats-cadres négociés en central que les besoins des projets vendus par le groupe. Dans cette perspective, la contribution de l’outil deviendrait prépondérante dans l’atteinte de l’objectif de la direction des achats.

Réduire les coûts

Les gains économiques moyens sont, en effet, de 12 % pour les achats passés par appels d’offres et 8 % supplémentaires avec les enchères en ligne, voire plus sur certaines catégories comme la téléphonie.
À l’appui des ambitions de réduction des coûts par l’e-sourcing, la direction des achats fait valoir l’importante récurrence des gains d’achat, chose plutôt inhabituelle avec l’e-sourcing : « Près des trois quarts de nos acheteurs achètent pour les projets, avec une large part d’achats spécifiques, la base de fournisseurs consultés pouvant être renouvelée à chaque fois. En outre, dans nos métiers, la performance achats se mesure principalement via l’amélioration de la marge prévisionnelle des projets que nous réalisons pour nos clients », souligne Christophe Soulas. Dans ces conditions, le retour sur investissement de l’outil est très court, comme le note Pierre Pelouzet : « Sans révéler d’éléments confidentiels, je peux dire que le retour sur investissement pour le groupe est très rapide ». Pour achever ce tour des applications achats de Cegelec, on remarquera que la route est tracée pour les autres outils : « Des applications sont à l’étude mais nous ne prévoyons pas de les déployer à court terme », conclut Pierre Pelouzet.

En chiffres

Cegelec
Services technologiques aux entreprises et aux collectivités
Chiffre d’affaires : 3,1 milliards d'euros
Effectif : 26 000 personnes
Montant des achats : 1,3 milliard d'euros
> e-sourcing : plus de 190 millions d'euros, 75 événements par mois, une centaine d'utilisateurs (BravoSolution)
Effectif achats : 250 acheteurs et approvisionneurs
   

Portrait


Pierre Pelouzet
(41 ans, maîtrise d'économie, MBA) est directeur des achats du groupe Cegelec depuis janvier 2005. Auparavant, il a fait toute sa carrière au sein d'Exxonmobil, dont dix ans dans la fonction achats.


 

Portrait


Christophe Soulas
(31 ans, ingénieur ENTA) est, depuis juillet 2004, responsable du programme d'amélioration de la performance achats. Il était auparavant manager de la place de marché Covisint.

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