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Par la rédaction

en baisse

Fret maritime

« Les opérateurs de fret n’ont pas de visibilité »

Comment expliquez-vous la chute du fret en vrac depuis cet été ?
Nous assistons à un ralentissement important du fret au niveau mondial. L’indice BDI est passé d’un pic de 11 875 points au printemps à 825 points fin 2008. Deux raisons à cela. La première est le ralentissement brutal de l’économie mondiale. L’automobile et la construction paient notamment un lourd tribut. Or, ces deux secteurs sont les premiers clients de la sidérurgie qui est le principal consommateur de fret en vrac… Et le fret montre aussi d’importantes surcapacités, avec l’arrivée de nouveaux navires vracquiers commandés par les armateurs durant les années de croissance.

Toutes les activités de fret ont-elles été touchées ?

Seul le transport en vrac de grains s’est maintenu en volume. L’alimentation est de fait la première des nécessités et les récoltes ont été bonnes en 2008. Avec la rigueur de l’hiver, le fret de charbon vapeur a aussi été soutenu. Mais cela reste conjoncturel et climatique. En revanche, les autres vracs et le transport de containers – qui affichait une croissance de 10 % par an – se sont brusquement contractés, d’autant que de nouveaux bateaux géants de 11 000 à 13 000 boîtes ont gonflé les capacités de transport. Le trafic conteneur est à la baisse en ce début 2009 dans les plus grands ports européens (Anvers, Hambourg).

Une reprise est-elle anticipée ?
Les plus gros opérateurs du secteur du fret avouent ne pas disposer de beaucoup de visibilité. Ils « naviguent » à trois ou six mois. C’est du jamais vu.

Portrait

 
Laurent Buvry Chef de service à Port Atlantique.






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