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Par Guillaume Trécan

Evénement

Enquête apeca - Groupement des cartes bancaires : PME, la dématérialisation simplifiée

L’Apeca et le Groupement des cartes bancaires ont interrogé les PME sur leurs usages en matière de dématérialisation et leurs modes de paiement. Et sur ces deux sujets, les PME font le choix de la simplicité.

Cette étude repose sur des entretiens réalisés en juillet et août 2008, auprès de 200 décideurs de PME. Elle met en lumière un décalage par rapport aux pratiques des grandes entreprises et des comportements parfois plus proches de ceux des particuliers. La notion même de « dématérialisation » ne semble pas parfaitement maîtrisée : à la question « votre entreprise dématérialise-t-elle certains documents ? », 31,5 % des sondés ne se prononcent pas et 28 % répondent négativement.
Quoi qu’il en soit, le premier enseignement de cette enquête reste que le relatif retard des PME françaises n’est pas dû à un manque rédhibitoire en termes d’équipement. Plus de 96 % d’entre elles disposent en effet d’équipements informatiques standard, plus de 97 % d’une connexion internet et 86,2 % d’un scanner. Mais quand il s’agit de passer une commande, c’est le fax qui tient la corde, avec 63,5 % des répondants, suivi par les achats en ligne (51 %), le téléphone (49 %) et l’e-mail (voir schéma ci-dessous).

Simplicité, fiabilité et rapidité

Pour les paiements, le chèque demeure le principal moyen utilisé, dans 63 % des cas, suivi par la carte bancaire (14 %), le virement (14 %) et le prélèvement (9 %). La première raison évoquée est la volonté de l’entreprise de tracer ses achats, suivie de près par le caractère sécurisant des paiements par chèque. Le troisième argument reste l’absence de frais bancaires liés à ce moyen de paiement, 50 % des sondés estimant que ce critère a une influence forte sur leurs pratiques. Ce qui montre, paradoxalement, qu’il n’y a pas de prise en compte du coût total d’un acte de paiement, dans la majorité des PME. L’argument du coût ne revient d’ailleurs jamais parmi les critères de sélection d’un moyen de paiement, avancés par les répondants. Ces derniers justifient leur choix de la carte par sa rapidité et sa simplicité d’usage et celui du prélèvement par la régularité de la dépense et leur besoin de traçabilité. Quant au prélèvement, les PME y viennent, là encore, en réponse au caractère régulier de la dépense et à cause d’incitations de la part des fournisseurs.
La typologie de l’achat apparaît aussi déterminante, selon les informations fournies par cette enquête. Aux chèques correspondent avant tout les achats d’ordinateurs, de mobilier de bureau, de fournitures ou de services aux professionnels ; aux cartes, le carburant, les dépenses liées à l’hôtellerie-restauration, les transports publics, les péages autoroutiers. Dans la catégorie des virements se retrouvent notamment les frais de publicité ou de maintenance, dans celle des prélèvements, les assurances, la téléphonie et les fournisseurs internet.

Des paiements selon les achats

Les matières premières et les biens et marchandises ne représentent pas des catégories d’achats significatives dans ce panel, dont les PME de l’industrie ou du BTP ont été écartées. Sans cela, l’influence des grands donneurs d’ordres, plus sensible dans l’industrie, aurait peut-être pesé sur les résultats, dans un sens plus favorable à la dématérialisation. Une seconde édition de cette enquête, à laquelle La Lettre des Achats s’associera au printemps 2009, devrait corriger ce défaut en se fondant sur un panel élargi.

 Cette étude repose sur des entretiens réalisés en juillet et août 2008, auprès de 200 décideurs de PME. Elle met en lumière un décalage par rapport aux pratiques des grandes entreprises et des comportements parfois plus proches de ceux des particuliers. La notion même de « dématérialisation » ne semble pas parfaitement maîtrisée : à la question « votre entreprise dématérialise-t-elle certains documents ? », 31,5 % des sondés ne se prononcent pas et 28 % répondent négativement.
Quoi qu’il en soit, le premier enseignement de cette enquête reste que le relatif retard des PME françaises n’est pas dû à un manque rédhibitoire en termes d’équipement. Plus de 96 % d’entre elles disposent en effet d’équipements informatiques standard, plus de 97 % d’une connexion internet et 86,2 % d’un scanner. Mais quand il s’agit de passer une commande, c’est le fax qui tient la corde, avec 63,5 % des répondants, suivi par les achats en ligne (51 %), le téléphone (49 %) et l’e-mail (voir schéma ci-dessous).

Simplicité, fiabilité et rapidité

Pour les paiements, le chèque demeure le principal moyen utilisé, dans 63 % des cas, suivi par la carte bancaire (14 %), le virement (14 %) et le prélèvement (9 %). La première raison évoquée est la volonté de l’entreprise de tracer ses achats, suivie de près par le caractère sécurisant des paiements par chèque. Le troisième argument reste l’absence de frais bancaires liés à ce moyen de paiement, 50 % des sondés estimant que ce critère a une influence forte sur leurs pratiques. Ce qui montre, paradoxalement, qu’il n’y a pas de prise en compte du coût total d’un acte de paiement, dans la majorité des PME. L’argument du coût ne revient d’ailleurs jamais parmi les critères de sélection d’un moyen de paiement, avancés par les répondants. Ces derniers justifient leur choix de la carte par sa rapidité et sa simplicité d’usage et celui du prélèvement par la régularité de la dépense et leur besoin de traçabilité. Quant au prélèvement, les PME y viennent, là encore, en réponse au caractère régulier de la dépense et à cause d’incitations de la part des fournisseurs.
La typologie de l’achat apparaît aussi déterminante, selon les informations fournies par cette enquête. Aux chèques correspondent avant tout les achats d’ordinateurs, de mobilier de bureau, de fournitures ou de services aux professionnels ; aux cartes, le carburant, les dépenses liées à l’hôtellerie-restauration, les transports publics, les péages autoroutiers. Dans la catégorie des virements se retrouvent notamment les frais de publicité ou de maintenance, dans celle des prélèvements, les assurances, la téléphonie et les fournisseurs internet.

Des paiements selon les achats

Les matières premières et les biens et marchandises ne représentent pas des catégories d’achats significatives dans ce panel, dont les PME de l’industrie ou du BTP ont été écartées. Sans cela, l’influence des grands donneurs d’ordres, plus sensible dans l’industrie, aurait peut-être pesé sur les résultats, dans un sens plus favorable à la dématérialisation. Une seconde édition de cette enquête, à laquelle La Lettre des Achats s’associera au printemps 2009, devrait corriger ce défaut en se fondant sur un panel élargi.


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