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Par la rédaction

Croissance moindre : quel impact sur les supply chain ?

La croissance américaine lève le pied

Le talon d’Achille de la croissance mondiale pourrait bien être les États-Unis. Après une décennie de croissance, l’Oncle Sam éprouverait le besoin de souffler. « Des signes de surchauffe de l’économie américaine sont palpables. Ils doivent toutefois être confirmés. Mais un retournement de cycle aux États-Unis ne serait pas sans conséquence sur la croissance mondiale. Nous nous devons en l’occurrence de scruter le moindre signe susceptible de limiter l’accès de nos clients à des disponibilités financières, pouvant remettre en cause leurs projets d’achats d’avions », estime le directeur des achats de Daher, David Divialle-Corbière. Plutôt sereins, les experts de Goldman Sachs ne voient pas de récession dans l’immédiat aux États-Unis. Ils estiment même que la probabilité qu’elle ait lieu est faible en 2019 et même en 2020. Cette probabilité devrait commencer à augmenter en 2021.

Les fluctuations chinoises sous surveillance

Le ralentissement de l’économie chinoise ne constitue pas également à court terme un réel sujet d’inquiétude. « Le ralentissement de la croissance en Chine, où nous effectuons plus de 10 % de nos achats, ne représente pas un risque majeur à l’heure actuelle pour nos fournisseurs qui travaillent tous pour des clients internationaux. De plus, nous disposons d’un bureau d’achats basé dans le pays afin de surveiller leur évolution au quotidien, quelle que soit la conjoncture chinoise, et répondre ainsi aux besoins de nos filiales en Chine et de notre business en Europe ou aux États-Unis » déclare Benoît Avril, le directeur des achats de JCDecaux.

Les fournisseurs italiens pas impactés par le populisme

En Europe, si la montée des populismes inquiète sur le plan politique, leur impact sur l’activité économique paraît à ce stade minime, voire inexistant. L’arrivée au pouvoir en Italie en juin 2018 d’un gouvernement de coalition entre les populistes du Mouvement Cinq Etoiles et de la Ligue avaient pourtant immédiatement suscité des craintes d’une sortie de l’Italie de l’euro et d’une dérive du budget transalpin. La pression semble depuis retombée. « Au-delà de sa situation budgétaire, l’Italie reste un pays stable et nombre de fournisseurs affichent toujours une belle santé. L’actuel gouvernement italien n’a pas engendré de perte de confiance dans le made in Italie » constate Stéphane Prudhomme.

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