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La Lettre des Achats - Décembre 2014 N°233
Décembre 2014

Par la rédaction

en hausse

Aluminium

« Les prix de l’aluminium devraient augmenter jusqu’en 2019 »

Comment expliquer les soubresauts du prix de l’aluminium depuis le début de l’été ?

Le mouvement à la hausse du prix cet été est arrivé au moment où le marché mondial de l’aluminium est entré en phase de déficit, après plusieurs années excédentaires. L’entrée de fonds spéculatifs ainsi qu’une contraction de l’offre en août ont ainsi contribué à déplacer l’ensemble de la courbe des prix à la hausse. Cependant, les tensions sur les spreads s’assouplissant et un mouvement général de décollecte sur les matières premières ont contribué à la baisse des prix en septembre.

Le rebond observé en octobre va-t-il se confirmer ?

Début octobre, le prix de l’aluminium a commencé par chuter, la mise en place de la réforme du LME sur les volumes sortant ayant suscité des craintes d’une libération massive des stocks. Cela n’a toutefois pas été le cas, en raison d’une offre limitée sur les marchés occidentaux. Les prix ont en réalité rebondi à 2 064 dollars la tonne sous l’effet combiné de la baisse du dollar et d’une série de pressions à court-terme. Mais, ce mouvement devrait faiblir à l’avenir, une détérioration des fondamentaux du marché étant attendue au quatrième trimestre, dans le sillage du marché chinois. De nouvelles et importantes capacités de production vont venir inonder le marché avant la fin de l’année, trois millions de tonnes par an du côté de la fusion et 3,8 pour le raffinage.

Quels niveaux de cours anticipez-vous à court et à moyen terme ?

Nous pensons que les prix atteindront les 2 000 dollars la tonne en fin d’année avec des baisses pouvant aller jusqu’à 1 850 dollars en 2015. A plus long-terme, les prix devraient augmenter progressivement jusqu’en 2019, à cause notamment de l’inflation et des primes sur les livraisons physiques, vers un niveau de 2 200 dollars. La présence de stocks excessifs empêchera toutefois le marché de l’aluminium d’être véritablement bullish (haussier, Ndlr.), malgré une demande plus forte que pour les autres métaux de base. Par ailleurs, la Chine devrait demeurer le moteur de croissance de la production mondiale avec des capacités excédentaires. Elle continuera d’écouler ses surplus domestiques à travers l’exportation de produits semi-finis, comblant une situation déficitaire hors de Chine.


Portrait


Manuel Tenekeddshijew

Gérant matières premières chez Deutsche AWM

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