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Par la rédaction

Pascal Mariani - Manager de transition et consultant indépendant - Colibee

« Très peu de possibilités de bouger ou d’évoluer au sein de l’entreprise »

Avez-vous ressenti la présence d’un plafond de verre à un moment de votre carrière ?

En effet. J’ai un long parcours dans les Achats, aussi bien dans l’agroalimentaire, le tabac ou l’industrie légère et j’ai eu des responsabilités globales aux États-Unis et en Asie. Dans la plupart des postes que j’ai occupés pourtant, je me suis retrouvé face à une problématique : soit je restais actif dans les achats en ayant conscience d’avoir atteint mon niveau de responsabilité maximum soit je changeais d’entreprise. Via les achats, il n’y avait pas moyen d’accéder à la direction générale où ce sont plutôt des profils marketing et commerciaux qui sont choisis et très peu de possibilités de mouvement transverse. Finalement, on se retrouve avec une étiquette mentionnant « achat » pour toute fonction.

A quoi cette situation tient-elle ?

Même si les choses évoluent, les acheteurs ont toujours ce boulet au pied qui les oblige à justifier en permanence leur activité. Il existe toujours une espèce de condescendance vis-à-vis des Achats à cause d’idées reçues sur cette activité dont la principale est la croyance que tout le monde peut être acheteur. De ce fait, nous n’avons que très peu de possibilités de bouger ou d’évoluer au sein de l’entreprise.

De quelle manière ces barrières se sont-elles manifestées ?

A un moment, au sein d’une entreprise, nous sommes toujours confrontés à un vrai plafond de verre en raison d’une inadéquation entre notre niveau de compétence et de salaire et ce que les entreprises proposent. Chaque fois que j’ai voulu évoluer, j’ai donc dû changer d’entreprise, ce qui m’a permis aussi d’acquérir une compétence globale et d’avoir un parcours très satisfaisant. De plus, j’ai souvent été au cœur de fusions/acquisitions et de ce fait, en compétition avec des personnes plus jeunes et moins chères. Les entreprises se mettent alors à nous envoyer des messages subliminaux pour que nous cherchions autre chose.

Vous avez réussi malgré tout à bien valoriser votre carrière, de quelle manière ?

Ce sont surtout des histoires d’opportunités et de rencontres. Pour moi, le virage a été pris lorsque j’ai commencé à travailler dans le BPO (Business Process Outsourcing) qui a été une vraie passerelle entre les fonctions de responsable achats classique et de manager de transition que j’exerce aujourd’hui. J’ai travaillé pendant six ans dans le domaine du BPO au sein d’une entreprise où je gérais des équipes pour des clients externes.

Vous êtes désormais manager de transition, est-ce une évolution de carrière ?

J’exerce ces fonctions depuis trois ans. Je ne parlerai pas d’une évolution de carrière, mais plutôt du dernier stade d’évolution professionnelle. Même si je sens un léger ralentissement au niveau de ma vitesse d’exécution, l’expérience que j’ai acquise me permet après diagnostic, d’apporter des solutions beaucoup plus
rapidement.

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