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Par la rédaction

Véronique Chasse - Responsable du dispositif achats - Fehap

« Étoffer nos familles d’achats et dépasser le stade des frais généraux »

La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés non lucratifs (Fehap) continue de structurer son organisation achat décentralisée. Même si le bouleversement qui touche le secteur public n’impacte que marginalement le privé non lucratif.

Comment sont structurés les achats de la Fehap ?

La Fehap compte 4 600 établissements et services adhérents dans le secteur sanitaire, social et médicosocial. Nous avons organisé nos achats en sept Sara régionales (Structures associatives de rationalisation des achats) et une UniSara une fédération centrale destinée à coordonner l’ensemble du Dispositif. La première Sara est née en 2011 en Ile-de-France. D’ici à 2019, nous allons encore faire évoluer quelques structures pour assurer une bonne couverture à tous les adhérents.

Quelle est l’évolution de vos achats ?

Nous couvrons toutes les familles que nous appelons frais généraux c’est-à-dire tout sauf le médical. Nous étions pour l’instant trop jeunes pour gérer ces marchés. Notre gros dossier en ce moment concerne la complémentaire santé car chaque organisation doit en proposer une. C’est d’autant plus important que la Fehap est une organisation d’employeurs et gère une convention collective. Nous sommes là sur un achat coeur de métier de la fédération. En septembre dernier, nous avons également lancé une nouvelle plateforme de dématérialisation. Nous avons voulu profiter de l’obligation légale pour optimiser l’outil et ajouter des outils d’e-sourcing et de calcul des gains.

Quels sont vos enjeux ?

Notre plus gros enjeu est d’étoffer nos familles achats et dépasser le stade des frais généraux pour répondre au plus près des besoins des adhérents. Nous voulons suivre l’évolution technologique et aller vers des achats comme la télémédecine.

Quel est l’impact de l’évolution du secteur public sur votre activité ?

Nous ne sommes pas réellement impactés par la création des GHT. Très peu d’établissements privés non lucratifs participent aux GHT, c’est public et assez cloisonné. Quant au développement des centrales nationales, il est complémentaire à notre activité. Certains de nos adhérents y ont recours. Mais nous ne sommes exactement pas sur les mêmes marchés. Par exemple, le public n’est pas concerné par l’obligation de proposer une mutuelle ou de réaliser un audit énergétique. Nous avons des marchés spécifiques au privé. En plus, trois quarts de nos adhérents font partie du secteur médico-social. Or ils ont des besoins spécifiques. Si l’on prend l’incontinence, les protocoles sont différents entre les longs séjours et les courts séjours. Les utilisations ne sont pas les mêmes. Pour nous, le plus impactant aujourd’hui, c’est l’accord que nous avons passé avec UniCancerHA

Pourquoi avoir passé cet accord ?

Le secteur privé non lucratif s’organise. UniCancerHA regroupe des centres de lutte contre le cancer qui sont également des établissements privés non lucratifs. La convention de partenariat leur permet de nous interroger pour leurs nouveaux marchés. Et nous faisons de même pour les produits médicaux et les dispositifs médicaux. Ils ont une force de frappe et une expertise considérable sur la technologie de pointe sur le cancer, notamment l’équipement en médecine nucléaire. Nous avons signé la convention en avril 2018 et nous mettons en oeuvre en ce moment un marché sur les médicaments anticancéreux. Pour nous, c’est très important.
En chiffres
 Fehap
Sanitaire, social et médico-social
Montant achats : 2,5 Mds d’€
Effectifs achat : une salariée à UniSara épaulée par une vingtaine d’acheteurs dans les établissements et une petite dizaine d’acheteurs dans les Sara régionales

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