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La Lettre des Achats - Septembre 2018 N°274
Septembre 2018

Marchés

Conjoncture

Finances Publiques : les pays émergents sur le gril des taux américains

Les pays émergents sur le gril des taux américains

Régis Chatellier - Stratégiste Marchés Emergents - Société Générale Corporate and Investment Banking
« Le vrai risque au sein des pays émergents serait un hard landing de l’économie chinoise »

Par la rédaction

Régis Chatellier - Stratégiste Marchés Emergents - Société Générale Corporate and Investment Banking

« Le vrai risque au sein des pays émergents serait un hard landing de l’économie chinoise »

Faut-il se préparer à la montée d’un risque propre aux pays émergents ?

Globalement, les fondamentaux économiques des pays émergents se sont améliorés depuis 2013. En particulier, les déficits commerciaux sont moins élevés. Tant que l‘économie mondiale se porte bien, il paraît difficile de parler d’un risque lié aux pays émergents. En revanche, le risque Trump sur le commerce mondial, avec la perspective d’une guerre commerciale, constitue une véritable menace. Le recul de leurs exportations pénaliserait leur santé économique, réduirait leurs sources de devises et leur capacité à rembourser leur dette. Le vrai risque au sein des pays émergents serait un hard landing de l’économie chinoise. Mais ce risque est pour l’instant plutôt bien maîtrisé.

Les finances publiques des pays émergents sont-elles saines ?

Les déficits publics des pays émergents, hors Chine, s’élèvent à 4 % du PIB. C’est un niveau relativement important mais les comptes publics des pays émergents se sont améliorés ces deux dernières années dans le sillage de l’accélération de leur croissance économique. Il convient en outre de démystifier l’ampleur de la dette émergente en dollars. Même si le dollar s’est récemment apprécié, leur dette extérieure est restée stable par rapport au PIB, et le poids de la dette privée, hors Chine, a même baissé. Tous les pays émergents n’affichent toutefois pas la même santé. Le Brésil se débat avec des déficits publics flirtant avec les 10 % de PIB, sans réelles perspectives d’embellie, en l’absence de réformes, en particulier des retraites, sans oublier un climat politique tendu à l’approche des élections présidentielles d’octobre.
La Turquie, l’Argentine et l’Egypte souffrent de multiples déséquilibres, accentués par la récente montée du dollar et des prix du pétrole. La Turquie accuse un déficit commercial de 5,5 % du PIB, de faibles réserves de changes et une forte dépendance de sa dette publique au dollar et à l’euro. Les déficits commerciaux de l’Argentine et de l’Egypte se situent respectivement à 5 % et 6,5 % du PIB, ce qui constitue un réel handicap pour ces pays.

Par la rédaction

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