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La Lettre des Achats - Février 2005 N°125
Février 2005

Tableau de bord

Conjoncture

Tassement de la croissance mondiale en 2005

Turquie - Une nouvelle livre allégée

Denis Ferrand, Directeur adjoint, responsable des pays émergents, Rexecode
« La Chine, locomotive du Sud-Est asiatique »

Par la rédaction

Denis Ferrand, Directeur adjoint, responsable des pays émergents, Rexecode

« La Chine, locomotive du Sud-Est asiatique »

Quel impact aura le tsunami  sur l'économie asiatique ?
En premier lieu, il s'agit évidemment d'une tragédie humaine. Économiquement, la Thaïlande et la Malaisie sont particulièrement atteintes, puisque le tourisme y est  le plus développé. Les recettes touristiques y représentent entre 4 et 6 % du PIB. Dans l'ensemble, l'impact sur l'économie régionale devrait rester assez limité. Toujours avec un regard froidement économique,  la reconstruction des habitations et des  infrastructures va avoir un effet positif sur l'activité, ce qui compensera en partie les pertes de recettes touristiques. Il faut donc écarter la perspective d'une récession. Début janvier, la Banque centrale de Thaï-  lande a révisé ses prévisions de croissance pour 2005, ce qui s'explique essentiellement par le ralentissement attendu de  l'activité en Chine.
Quel est votre scénario pour l'Asie  en 2005 ?
L'Asie restera sans aucun doute la zone au niveau de croissance le plus élevé, autour des 5 %. Avec une progression de 7 %, la Chine sera incontestablement la locomotive du Sud-Est asiatique, même si un tassement est prévisible après une année 2004 particulièrement dynamique. Ce ralentissement s'explique en partie par la forte  accumulation des capacités de production de ces dernières années, sans toujours se soucier de leur rentabilité. L'environnement international est en outre moins  porteur. De plus, la hausse des prix du pétrole exerce un prélèvement important  sur une zone très dépendante de l'extérieur  pour ses approvisionnements énergétiques. Mais les fondamentaux du Sud-Est asiatique restent sains, contrairement à 1997 où des déséquilibres tels que le surendettement et le défaut de réserves en devises prévalaient. Il faudra cependant surveil-  ler la bonne tenue du système bancaire  chinois, même si l'attraction non démentie de cette économie sur les mouvements de capitaux internationaux et le repli en bon ordre, jusqu'à présent, de sa croissance  précédemment exubérante, permettent de garder un ton plutôt optimiste.
Quels autres pays asiatiques vont  se distinguer en 2005 ?
La Malaisie devrait confirmer son dynamisme. Contrairement à ses voisins, sa croissance est restée robuste au cours du printemps dernier. Ses exportations, en particulier pour les semi-conducteurs, sont demeurées soutenues tout au long de  l'année quand elles fléchissaient dans la plupart des pays d'Asie. Elle demeure la seule économie exportatrice nette de pétrole dans la région. Elle tire aussi partie  de la hausse des cours des matières premières qu'elle exporte (huile de palme, caoutchouc, étain). De même, l'Inde affiche une activité robuste, bien que son PIB s'élève pour le moment à seulement un tiers du PIB chinois et 5 % du PIB mondial. Si sa croissance est encore très dépendante du secteur agricole et donc de la mousson, le pays dispose d'un positionnement sectoriel  original, très orienté vers les services. Plus généralement, l'activité industrielle est soutenue. À l'inverse de l'ensemble des économies de la zone, elle s'est même  accélérée au troisième trimestre 2004.

 

Par la rédaction

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