Publicité
La Lettre des Achats - Avril 2019 N°281
Avril 2019

Management

Dossier

Achats et fournisseurs : communiquez et simplifiez !

Moins d’irritants, plus de performance

5 initiatives pour améliorer les relations fournisseurs

Évaluations RSE, une contrainte business

Témoignages

Eric Nizard - Directeur général - LIC
« Certains fournisseurs sont amenés à démarrer une prestation avant d’avoir reçu un bon de commande »

Jean-Marc Barki - PDG - Sealock
« Les certifications et évaluations nous coûtent tous les ans entre 50 000 et 60 000 euros »

Par la rédaction

Eric Nizard - Directeur général - LIC

« Certains fournisseurs sont amenés à démarrer une prestation avant d’avoir reçu un bon de commande »

La société LIC, spécialisée dans le conseil en systèmes et technologies du numérique, collabore depuis cet été avec la Médiation des entreprises pour concevoir un livre blanc qui vise à améliorer les relations entre PME et grands comptes.

Comment avez-vous été amené à participer à l’élaboration de ce livre blanc ?

Nous travaillons de façon étroite avec la Médiation des entreprises depuis quelques années puisque nous sommes l’une des premières PME à avoir obtenu le label relation fournisseur et achats responsables en 2015 (voir la Lettre des achats n°265, ndlr). Ce label nous a été renouvelé par la Médiation des entreprises en juillet 2018. Nous avons souhaité aller plus loin dans la démarche en participant à l’élaboration de ce livre blanc aux côtés d’autres PME et d’acheteurs de grands groupes. Le projet a été lancé en juillet 2018 et est dirigé par Françoise Odolant, responsable du pôle acheteurs, chartes et labels de la Médiation. Le livre blanc devrait être publié à la fin du premier semestre de 2019

Quelle est votre mission ?

Nous nous sommes divisés en quatre groupes de travail. Le premier se focalise sur les aspects à améliorer dans les relations en amont des consultations et le deuxième sur la phase de consultation. Je pilote le troisième groupe qui planche sur la contractualisation et la commande. Enfin, le dernier groupe est dédié à la phase de vie courante du contrat ou du marché.
Nous sommes trois personnes au sein de notre groupe de travail dont deux dirigeants de PME et un acheteur d’un grand groupe. Nous bénéficions aussi de l’aide d’un avocat pour tout ce qui concerne les aspects juridiques et législatifs. Nous pouvons également nous appuyer, pour certaines parties, sur les autres groupes de travail. Nous avons commencé par lister les différentes « idées reçues » qui peuvent ternir les relations entre PME et grands groupes lors de la phase de contractualisation. Nous regardons ensuite si celles-ci sont réellement justifiées et, le cas échéant, nous essayons de mettre en évidence des bonnes pratiques pour remédier aux problèmes.

Pourriez-vous nous présenter quelques exemples d’aspects à améliorer sur lesquels vous travaillez ?

La plupart des PME considèrent, par exemple, que contractualiser avec un grand compte est très long. Certains fournisseurs sont d’ailleurs amenés à démarrer une prestation avec un donneur d’ordres avant même d’avoir reçu un bon de commande. Ils prennent un risque mais ce dernier serait encore plus grand s’ils attendaient le bon de commande car ils ne seraient pas en mesure de livrer leur client dans les temps. Le fait de commencer la prestation avant de recevoir le bon de commande est aussi préjudiciable en matière de trésorerie pour la PME, puisque la facture sera décalée dans le temps.
Partant de ce constat, nous avons listé un certain nombre de bonnes pratiques permettant d’atténuer ce phénomène. Il peut notamment s’agir d’impliquer les Achats plus en amont du projet et de communiquer au fournisseur le projet de contrat ou de bon de commande. La mise en place d’un portail fournisseur permet aussi à la PME de suivre plus rapidement l’état d’une commande. Les plateformes de tiers de confiance qui récoltent des documents réglementaires (Kbis, Urssaf, etc.) offrent également la possibilité d’accélérer la phase de contractualisation avec une PME. Cette dernière enverra une seule fois les documents réglementaires à la plateforme qui les transmettra ensuite aux différents donneurs d’ordres. Il est également important que les acheteurs soient transparents vis-à-vis de leurs fournisseurs, en communiquant notamment les étapes clés du projet et en fixant des délais de livraison raisonnables.
En chiffres
LIC
Conseil
Chiffre d’affaires (2018) : 1,18 M d’€
Effectif : 12 personnes

Par la rédaction

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°281 - Avril 2019

Les indicateurs

Les indicateurs Commoprices

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play