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Par la rédaction

Schneider Electric

« Auditer 300 fournisseurs sur sites en trois ans »

Après avoir intégré un millier de fournisseurs stratégiques dans une démarche de progrès sur leurs performance RSE, le groupe Schneider Electric étend la dynamique au-delà ce panel, en s’appuyant sur l’association RBA (Responsible Business Alliance), qui regroupe près de 120 autres donneurs d’ordres dans le monde.

Vous avez engagé une démarche d’amélioration des performances RSE de vos fournisseurs dès 2012. En quoi consiste-t-elle ?

Dans le cadre du programme 2012-2017 nous avons demandé à nos fournisseurs stratégiques de se faire évaluer sur les critères de la norme ISO 26000 par Ecovadis. Plus de 1 000 fournisseurs ont participé partout dans le monde. Nous avons suivi leur performance dans le temps, avec un intervalle de 18 mois maximum entre chaque évaluation, pour observer leurs progrès. Certains ont été sortis du panel de nos fournisseurs stratégiques, une vingtaine dès la première année. Mais dans l’ensemble nous avons enregistré des progressions significatives. En 2017, nos fournisseurs stratégiques ont atteint une note moyenne de 51, soit dix points de plus que la note moyenne du panel Ecovadis. Nous souhaitons désormais aller plus loin, en étendant la démarche au-delà de nos fournisseurs stratégiques, avec l’aide de RBA (Responsible Business Alliance), une association internationale qui regroupe plus de 120 entreprises des industries électriques, du commerce, de l’automobile et de l’industrie du jouet.

Quel est l’intérêt de rejoindre cette alliance ?

Nous nous appuyons sur la méthode, les outils et le code de conduite de RBA, pour mettre en œuvre notre plan de vigilance. En utilisant leur outil Verisk Maplecroft, nous avons soumis nos fournisseurs à une analyse de risque indépendante. Notre objectif consiste à auditer 300 fournisseurs sur sites en trois ans, afin de vérifier l’état de l’art, proposer des plans correctifs s’il y a lieu, voire arrêter le business. Au-delà de la réalisation des audits, le projet consiste à embarquer les fournisseurs identifiés sous vigilance dans une démarche RSE, à partager avec eux nos attentes, à les accompagner dans une démarche d’amélioration continue. Cela va de pair avec des formations pour nos équipes et pour les leurs.

Quelles sont les fonctions mobilisées en interne autour de la loi sur le devoir de vigilance ?

A la suite du vote de la loi, nous avons monté, il y a un an, un comité devoir de vigilance qui réunit de manière régulière le directeur du développement durable, Gilles Vermot-Desroches, le directeur des achats, DK Singh et le directeur de la sécurité, de l’environnement et de l’immobilier, Xavier Houot. Notre plan de vigilance s’appuie sur trois piliers : l’amont de la chaîne de valeur, les fournisseurs ; un pilier interne, avec nos processus au sein de l’ensemble des sites de Schneider dans le monde ; et un pilier en aval de la supply chain, dans le cadre de nos activités de projet, que ce soit avec des clients ou des partenaires dans le cadre des consortiums.

Quel est l’intérêt de faire appel à RBA ?

Grâce au programme engagé en 2012, nous avions un cran d’avance par rapport à la loi sur le devoir de vigilance, mais nous avons souhaité aller plus loin dans le cadre d’une démarche collective. Avec les autres entreprises membres de l’alliance, nous partageons les mêmes outils et méthodologies d’audit, ainsi que les résultats.

Quelles formations allez-vous utiliser ?

Dès 2012, nous avons formé la population achats à la norme ISO 26000 via un module d’e-learning. Ensuite, à partir de 2014, nous avons créé un module de formation pour aider les acheteurs à piloter la section spécifique au développement durable incluse dans les Business revues avec nos fournisseurs stratégiques. Cette partie de la réunion avec le fournisseur porte en effet sur un domaine sur lequel tous les acheteurs ne sont pas experts. Nous avons également des formations plus génériques, par exemple sur les principes de responsabilité, qui ont été portées par les équipes de Gilles Vermot Desroches et auxquelles la quasi-totalité de la fonction achats a participé. Enfin, une formation liée à notre charte éthique est obligatoire tous les deux ans pour l’ensemble de nos salariés et tous les ans pour la fonction achats depuis 2016.
Portrait

Maxime Goualin, Manager éthique et droits humains

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