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Publié le 28/06/2015 - Par la rédaction

Sepur : investissement massif dans le véhicule propre

La société de collecte des déchets et de gestion de la propreté vient d’acquérir 40 voitures hybrides. Elle avait déjà acheté 120 véhicules électriques en 2014. L’approche en coût complet s’est imposée pour mesurer le véritable impact sur les achats.

Les quarante clés ont été remises d’un coup à Youri Ivanov, le président du directoire de Sepur, le 26 mai. La société – qui gère la collecte des déchets et la propreté urbaine en Ile-de-France, pour le compte des collectivités locales – vient d’acquérir quarante voitures hybrides Toyota. Leur motorisation mêle énergies thermique et électrique. Ces voitures de service destinées aux managers vont rejoindre le parc de 1 110 autres véhicules de Sepur, dont 900 poids lourds.

En 2014 déjà, Sepur avait acquis 120 voitures entièrement électriques (des Renault Zoé) pour remplacer ses voitures de service à essence ; 60 d’entre elles sont en circulation et leur déploiement devrait durer jusqu’en novembre 2015. C’est donc l’un des plus ambitieux programmes de véhicules électriques en France, après le colossal et inatteignable marché de la Poste qui fait rouler aujourd’hui plus de 4 000 voitures électriques sur les routes de France.

 

40 diesel contre 40 hybrides

Concernant les 40 nouvelles hybrides qui viennent d’être livrées, Philippe Crassous, le directeur matériels et achats de Sepur précise : « l’ingénierie achat que nous avons conçue avec nos partenaires – le loueur longue durée Parcours et le constructeur Toyota – a beaucoup joué. Nous recherchions un effet one shot en renouvelant d’un seul coup et massivement. Nous avons ainsi restitué à Parcours 40 véhicules diesel avant leur maturité contractuelle, et nous avons négocié le remplacement par des véhicules hybrides. » Pour Sepur, l’objectif était verdir son parc en faisant des économies et en différenciant son offre de celle de la concurrence.

Résultat, le coût du parc de véhicules de fonction a même diminué de 10 à 15 % (en TCO) selon la catégorie des voitures. « Cette réduction est supérieure à ce que nous aurions obtenu si nous avions réinvesti dans de la Clio diesel. Et je ne suis même pas sûr que j’aurais pu changer autant de véhicules d’un coup car les constructeurs auraient été peu motivés à renouveler le parc diesel d’un seul coup ; ils auraient certainement étalé le renouvellement sur trois ans. »

L’approche de Philippe Crassous prend en compte le prix d’achat du véhicule, le loyer, la part fiscale liée aux voitures de fonction et la consommation. Pour les 120 Renault Zoé achetées en 2014, l’approche TCO intègre également les aides gouvernementales. A quoi il faut ajouter l’installation – étalée sur 10 mois – des 65 bornes de recharge qui coutent de 4 à 6 000 euros chacune, ainsi que le coût variable du raccordement de chaque borne au réseau d’ERDF. Une somme qui pourrait paraître disproportionnée. « Nous avons pris l’option la plus lourde économiquement, reconnaît Philippe Crassous : des bornes de recharge rapide, avec un nombre de recharges tourné vers la croissance, ce qui est confortable voire surdimensionné pour la consommation d’aujourd’hui. Ce coût refroidirait toute personne qui verrait le projet à court terme. Mais nous nous projetons sur trois ans, avec une croissance de notre chiffre d’affaires de 10 % chaque année ! »

Publié le 28/06/2015 - Par la rédaction

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