Publicité

Achats publics Energie

Actualité

Publié le 19/11/2013 - Par la rédaction

Secteur public : l’UGAP veut fédérer les énergies

C’est par le gaz que la centrale d’achat public entame sa construction d’une offre énergétique, avant la fin des différents tarifs prévue pour 2015 et 2016. Il s’agit aussi de retrouver des marges de manœuvre sur la facture énergie des communes, qui a augmenté de 23 % en cinq ans, et dépasse les 10 % du budget de fonctionnement.

Le volet gaz figure en tête des priorités en raison d’un calendrier susceptible de déstabiliser les acheteurs publics et de réelles perspectives d’économies à décrocher auprès du marché. « La loi Hamon, qui est en passe d’être adoptée, confirme la limite du 31 décembre 2014 pour voir les personnes publiques faire jouer la concurrence et se doter d’un marché de fourniture de gaz. Et il n’y aura plus d’atermoiement, comme ce fut souvent le cas sur la décennie écoulée », prévient Philippe Tessier, directeur du projet énergie et environnement de l’UGAP.

L’échéance concerne les besoins supérieurs à 200 Wh, ce qui équivaut à la consommation annuelle d’un bâtiment de 1 500 m², soit moins qu’un collège ou un lycée. Donc, services de l’Etat, collectivités locales ou établissements de santé sont tous concernés, soit des dizaines de milliers d’acteurs publics et plusieurs TWh de consommation. Avec le risque de voir un « mur de contrats » submerger le marché et les fournisseurs fin 2014. Sans compter que le sujet est complexe, en termes de mécanismes de prix, leur fixation ou leur indexation. L’ensemble justifie la montée au créneau de l’UGAP, qui s’est dotée de compétences spécifiques, dont Philippe Tessier depuis le 1er octobre dernier, ingénieur énergéticien, il a notamment travaillé au sein du Sigeif, la structure gérant les achats d’énergie de 184 communes en région parisienne.

L’UGAP a pour ambition de tirer les bénéfices d’une démarche groupée qui permettra d’agréger les volumes pour gagner en poids dans les négociations et de présenter un profil plus attractif sur le marché. L’objectif de Philippe Tessier est de monter un marché qui puisse débuter au premier novembre 2014, car la période hivernale concentre l’essentiel des besoins. Et comme il faut compter six mois pour mener à bien un appel d’offres, c’est dès le premier trimestre que celui de l’UGAP doit être publié. D’où l’importance de se manifester au plus vite pour les acteurs publics intéressés par cette démarche groupée. L’initiative fédère déjà des régions et des départements, notamment pour les établissements d’enseignement, et des communes de toutes tailles.

Toujours en 2014, et pour approfondir son projet énergie et environnement, l’UGAP entend monter une offre exhaustive de services en efficacité énergétique, afin d’accompagner la réduction des volumes consommés au-delà des prix. Le volet électrique suivra ensuite, pour préparer la fin des tarifs vert et jaune annoncée pour 2016.

Publié le 19/11/2013 - Par la rédaction

Soyez les premiers à régir à cet article

Réagir à cet article

Les réactions sont réservés à nos lecteurs ayant un compte.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°265 - Novembre 2017

Les indicateurs

Les indicateurs Commoprices

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play