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Publié le 22/02/2019 - Par la rédaction

Salon Handicap 2019 : un autre levier de transformation pour les entreprises

La 4e édition du salon Handicap, Emploi et Achats responsables aura lieu mardi 28 mai, au Palais des Congrès de Paris. Jeudi 21 février, pour la soirée de lancement, l’organisateur (le groupe Les Echos-La Parisien) avait deux invités de marque : Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, et Thierry Marx, le cuisinier « engagé » de longue date dans la promotion de la diversité. L’ambition reste de « booster » un secteur d’activité encore trop peu visible.

A qui s’adresse ce salon Handicap, Emploi et Achats responsables … hors norme qui espère cette année accueillir 5 000 visiteurs (3 300 en 2018) pour voir 200 exposants (150 il y a un an) et entendre plus de 500 experts (ateliers, conférences) ? C’est la 4e édition d’un évènement porté depuis l’origine par le groupe LVMH, Société Générale et EY avec l’UNEA (Union des Entreprises adaptées), l’Agefiph (l’association de gestion des fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés), la FIPPHF (l’équivalent pour la fonction publique). Ses organisateurs (Les Echos-La Parisien), porté par leur actionnaire (LVMH), parlent avant tout d’un engagement soutenu par une conviction : les entreprises et les collectivités doivent faire davantage pour l’emploi des personnes handicapés (emplois directs ou indirects).

Tous pour un

Le salon ne gagne pas (encore) d’argent – la chose a été dite par Xavier Kergall, son commissaire (directeur général des Echos Solution) – mais la liste de ses soutiens s’allonge d’années en années. Dans sa présentation, ils remplissent toute une slide (associations, exposants, prestataires, donneurs d’ordres). Aux premiers rangs des publics visés, il y a les personnes handicapées elles-mêmes, qu’il faut toujours aider à pousser les portes (ou briser les plafonds de verre qui les empêchent parfois), les responsables RSE, ceux en charge de la diversité, les ressources humaines et leurs chargés de mission handicap, les directions des achats… Il y a d’ailleurs de plus en plus de sigles connus de ces dernières au rang des soutiens affichés : le CNA, l’ADRA, l’OBSAR, Handeco, le Gesat (et La Lettre des Achats, partenaire média).

Les entreprises du secteur adapté et protégé (STPA) ont encore beaucoup à faire pour convaincre à la fois de leur capacité et de leur propre diversité (en termes de métiers couverts). Et cela peut sinon doit passer par les achats. Toutefois, les organisateurs ne le dissimulent pas : ils ciblent aussi les directions générales. Elles disposent par essence d’un gros pouvoir d’entraînement sur leurs troupes. Car il s’agit bien d’élargir : au-delà des grands groupes (et d’un LVMH qui a fait passer le montant de ses achats, entre 2017 et 2018, de 8 à 11 millions d’euros), les ETI comme les PME sont quelque peu « à la ramasse ». L’expression – prononcée sur scène - a le mérite d’être claire ! Les cahiers des charges doivent davantage suggérer le recours au STPA.

De vrais objectifs

Pas que quoi émouvoir Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées venue rappeler les dispositions pour augmenter le taux d’emploi des personnes en situation de handicap de la loi votée le 5 juillet 2018 (Liberté de Choisir son Avenir Professionnel). Parmi ces dispositions : l’obligation de déclaration d’emplois de personnes handicapés pour toutes les entreprises, un taux minimum de 6% d’emploi handicapés (pour toutes les entreprises de plus de 25 salariés) révisable tous les cinq ans, un référent handicap pour toutes les entreprises de plus de 250 personnes, des modalités plus précises de déductions des achats fait au près du STPA (y compris les TIH, Travailleurs Indépendants Handicapés) pat le bais des fameuses UB (Unités Bénéficiaires), de l’accueil de stagiaires dans le cadre de cette obligation d’emploi (déduction complète et non plus partielle, suppression du seuil de 2%), etc. Les objectifs sont ambitieux qui espèrent de 40 000 à 80 000 travailleurs handicapés de plus d’ici la fin du quinquennat. Il y a actuellement près de 940 000 personnes handicapées en emploi, le taux de chômage reste de 19% (moins de 9% pour l’ensemble de la population), 24% ont une qualification égale ou supérieure au Bac (contre 54% de la population) et l’accès à de meilleures formations pour les personnes handicapées constitue un autre volet de cette action. Quant au secteur d’activité lui-même, le STPA regroupe environ 2 100 entreprises (1 300 ESTA, 800 EA), sans oublier les TIH (environ 70 000 entités). Il reste à faire dans et en dehors du salon !

Diversité et transformation

Voici enfin le plus bel argument entendu en faveur de la reconnaissance croissante du handicap dans la sphère de l’entreprise : c’est un élément de la diversité, et cette diversité-là peut être un puissant outil de transformation. Les promoteurs du salon et leurs partenaires, les entreprises, les associations et les pouvoirs publics, ne s’y trompent pas : ils misent sur toutes les fonctions de l’entreprise, toutes les organisations (des grands groupes aux startups qui seront également présentes, des collectivités publiques sur des territoires dit désormais « inclusifs»), sur les nouvelles générations (le digital sert aussi de lien) plus que jamais sensibles aux valeurs d’engagement (environnement notamment), au sens qu’ils entendent donner à leurs actions. Une bonne conjonction !

Publié le 22/02/2019 - Par la rédaction

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