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Publié le 11/09/2013 - Par la rédaction

Relations fournisseurs : la grande distribution établit ses bonnes pratiques d’achats

Les donneurs d’ordres de la grande distribution s’engagent sur une série de bonnes pratiques d’achats vis-à-vis de leurs fournisseurs PME, rassemblés au sein de la Feef, une fédération représentant 600 entreprises indépendantes ou familiales.

La Feef (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France) qui rassemble plus de 600 PME fournisseurs de la grande distribution, dont près des deux tiers dans l’agroalimentaire, et la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) viennent de conclure un accord fixant un socle commun de principes régissant leurs relations commerciales. Un accord de poids, puisque l’on compte les principaux donneurs d’ordres du secteur parmi les adhérents de la FCD : Auchan, Carrefour, Casino, Darty, Décathlon, Metro, Monoprix, Nicolas, Picard ou encore le groupe Lafayette. Toutefois, parmi eux, aucun n’a pour l’heure rejoint les signataires de la charte des bonnes pratiques de la Médiation des relations interentreprises.

Deux préalables avaient précédé cet accord : la conclusion d’un pacte pour la croissance, tout d’abord, entraînant donneurs d’ordres et fournisseurs à travailler ensemble au sein de groupes de travail par type de commerce, puis, au printemps dernier, un guide de bonnes pratiques en matière de rupture commerciale.

Le socle relationnel ou « plate-forme différenciée PME », sur lequel les deux organisations se sont mises d’accord, comprend quatre axes. Le premier concerne la période des négociations, dont les signataires estiment qu’elle ne doit pas dépasser le 31 décembre de l’année précédente pour les PME. « Elles n’ont pas la même capacité que les grandes entreprises à rester mobiliser durant plusieurs mois sur des négociations. La gestion du temps est une problématique importante pour un patron de PME », justifie Dominique Amirault, président de la Feef. Le deuxième axe porte sur la durée des contrats et promeut la signature de « conventions annuelles reconductibles » pour des durées de trois à cinq ans. Le troisième entend prévenir les variations brutales des cours des matières premières en prévoyant la possibilité pour les PME de renégocier des contrats préalablement conclus, pour leur permettre de partager avec leurs clients le poids des hausses. Enfin, le dernier point invite les différentes enseignes à ne pas exclure d’office des PME au profit de marques de distributeurs, au seul motif du prix.

Selon les chiffres de la Feef, les PME représentent 64 % des fournisseurs de la grande distribution et environ la moitié de leurs achats. Mais la situation s’est, semble-t-il, dégradée. « Depuis la mise en place de la loi LME (loi de modernisation de l’économie), les PME ont perdu 9 points de parts de marché dans les enseignes de la grande distribution, affirme Dominique Amirault. En interdisant les marges arrière, la loi a impliqué la négociation de remises dans le prix facial. Cela a bien eu l’effet escompté de baisses des prix pour les consommateurs, mais dans cette guerre des prix, ce sont, bien sûr, les multinationales qui ont eu l’avantage. »

Publié le 11/09/2013 - Par la rédaction

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