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Publié le 15/03/2018 - Par la rédaction

Ivalua Now Londres : changement d’échelle enclenché

Le premier des trois grands rendez-vous de l’éditeur s’est tenu mardi 13 mars à Londres où il vient d’ouvrir un bureau. L’occasion de détailler les développements dans lesquels sont investis les financements levés en 2017 auprès du fonds KKR.

Ivalua a inauguré sa série de trois événements Ivalua Now à Londres, mardi 13 mars, avant Paris le 29 mars et New York les 17 et 18 mai. Une rencontre avec clients et prospects qui intervient quelques jours après la publication des bons résultats 2017 de l’éditeur (+66 % de croissance des ventes de logiciels avec 46 millions d’euros de chiffre d’affaires) et quelques mois après l’ouverture de son bureau londonien, pour lequel huit personnes ont été recrutées et qui devrait accueillir d’ici la fin de l’année, une quinzaine de personnes. Au total. Fort de l’ investissement de 70 millions de dollars fait par le fonds KKR dans l’entreprise en avril 2017 pour soutenir son développement, Ivalua envisage de passer de 330 salariés actuellement à près de 500 d’ici la fin de l’année.

 

Ouverture de nouvelles implantations

Implanté dans quatorze pays, Ivalua réalise désormais plus de la moitié de son chiffre d’affaires hors d’Europe. En plus de Londres, de nouveaux bureaux ont été ouverts à Pittsburgh, Singapour, ou encore Pune, en Inde. Un autre devrait être prochainement inauguré à Stockholm. « Nous devons vous accompagner là où vous opérez », a défendu le nouveau manager général EMEA, Franck Lheureux devant ses interlocuteurs d’outre-Manche. Ainsi le bureau de Pune n’a pas vocation à constituer une plateforme pour des activités de BPO achats, mais doit permettre de développer les ventes et d’accompagner les clients. Des clients comme le groupe indien de textile Blackberry, signé avant l’ouverture du bureau, par l’intermédiaire du revendeur partenaire Consus et venu témoigner du déploiement en cours d’Ivalua, au côté des directeurs achats de Swissport et Cargotec (voir encadrés).

Pour disposer de relais auprès de petites entreprises et sur des projets de dimension limitée, Ivalua entend développer ses partenariats avec des revendeurs à valeur ajoutée telles que Consus, Flucticiel, ou encore OJC. Ces partenaires apportent en outre à l’éditeur l’opportunité de se positionner sur des pays où il n’est pas encore implanté.

En 2017, les nouveaux clients conquis par l’éditeur s’élèvent à 52 entreprises parmi lesquelles quelques grands noms tels que L’Oréal, BNP Paribas, ou encore Eiffage en Europe, mais aussi en Amérique, avec Federal Mogul, Bell, GAP, Sprint, ou encore Ametek et en Asie, Piramal, Music Group, Spectrum… L’éditeur s’enorgueillit en outre d’avoir conservé 99 % de ses précédents clients.

 

Changer d’échelle sans perte de contrôle

Tout en expliquant le saut d’échelle que les fonds investis par KKR vont permettre à Ivalua de réaliser, Frank Lheureux a tout de même rappelé que ce nouvel entrant dans le capital de la société, au côté d’AXA Private Equity et surtout du comité de direction d’Ivalua ne change rien à la stratégie de la société. « Nous demeurons une entreprise détenue par son management et nous agissons en fonction de ce que nous considérons bon pour nos clients et pour notre croissance » Le nouveau manager général EMEA a également pointé un des atouts de l’outil d’Ivalua : « Une seule plateforme avec un seul code source et une seule base de données. Beaucoup prétendent faire la même chose en assemblant des éléments disparates issus d’acquisition multiples. Nous l’avons fait nativement il y a des années ».

Plusieurs thèmes d’enrichissement de la solution seront exploités en 2018 et 2019, tels que l’expérience utilisateur, le collaboratif avec les fournisseurs, ou encore des possibilités de configuration avancées. Les développements liés à l’intelligence artificielle (IA) ont fait l’objet d’une explication particulière délivrée par Aurélien Coquard, recruté récemment pour diriger une cellule IA composée d’un expert data sur un poste d’architecte IA et d’un ingénieur senior recruté en interne.

 

De l’IA pour lire factures et contrats

Le premier sujet sur lequel travaille son équipe est celui de la lecture automatique des factures fournisseurs grâce à un système à base neuronale. « Notre processus de lecture automatisée des factures reste un système auto-apprenant, à base de règles établies fournisseur par fournisseur. Nous essayons de le remplacer avec des technologies à base de réseaux de neurones, plus faciles à maintenir, plus génériques, mieux adaptées à la diversité des factures », explique Aurélien Coquard. Tout en rappelant le caractère aléatoire de toute activité de recherche, il confie espérer aboutir à des résultats satisfaisant sur ce sujet d’ici septembre.

Il travaille également sur la classification des lignes de dépenses, l’idée étant de construire un modèle générique fondé en partie sur le standard UNSPC (United Nations Standard Products and Services Code), capable de classer automatiquement les lignes de factures pour en extraire l’information, quelle que soit la hiérarchie de classes utilisée par l’entreprise. « Nous espérons que les réseaux de neurones seront capables d’extraire la structure de l’information contenue dans les lignes de factures et que cette structure puisse s’appliquer à tous les systèmes de hiérarchie de classes, qui ont malgré tout de fortes similarités. »

Aurélien Coquard travaille aussi sur des cas d’usage autour de l’analyse de contrats, dans la perspective de trouver un modèle permettant d’extraire l’information des contrats et il commence à étudier la question des chatbots.

 

Réécriture de Direct Works

Les enrichissements d’Ivalua Buyer consécutifs au rachat de Directworks dans le domaine du traitement des achats directs ont de forte chance d’être disponibles avant l’intelligence artificielle. « Nous sommes en train de réécrire la solution de Direct Works et elle sera totalement aboutie au deuxième trimestre 2018 », annonce Franck Lheureux. Ivalua s’apprête ainsi à proposer une solution de product management permettant par exemple de concentrer les informations coûts, risques, qualité pour travailler en target costing sur les différents composants en fonction des différents choix possibles de fournisseurs.

Si la mise en qualité des données est plus que jamais une préoccupation clef pour tous les directeurs achats ayant de fortes ambitions en matière de digitalisation de leurs pratiques, tous ces développements conduits par Ivalua devraient permettre de multiplier les quantités de données exploitables. Et leur richesse une fois retraitée par l’intelligence artificielle promet d’être exponentielle.

Publié le 15/03/2018 - Par la rédaction

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