Publicité

Energie Evénement

Actualité

Publié le 18/10/2015 - Par la rédaction

Gazelec : le marché s'anime sur fond de prix bas

On a plutôt parlé prix et appels d’offre qu’Arenh ou régulation lors des débats acheteurs- fournisseurs du Congrès Gazelec, à Paris mi-octobre. Une édition 2015 dédramatisée par un contexte de prix bas sur les marchés du gaz et de l’électricité.

Bis repetita. Un an après ceux du gaz, ce sont les Tarifs Réglementés de Vente d’électricité qui disparaîtront le 1er janvier prochain. En l’occurrence les TRV jaune et vert qui ont concerné jusqu’à 450 000 sites non-résidentiels. Cette perspective n’avait cessé de préoccuper les acheteurs ces dernières années, mais l’heure n’était plus aux apitoiements à la tribune de Gazelec. Il faut dire que, comme en gaz, cette bascule forcée vers le marché a tourné à l’opportunité vu les prix décrochés en appel d’offres. « On peut parler d’aubaine car l’économie est significative sur le prix de l’électron, mais cela ne devrait pas durer longtemps », relevait d’emblée Isabelle Royal, responsable du pôle achats qui a piloté cette sortie des tarifs au Crédit Agricole.

L’Arenh disparaît des débats

Rappelons qu’un an plus tôt, les mêmes débats anticipaient des prix de marché flirtant avec celui de l’Arenh (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique), alors fixé à 42 euros du MWh et annoncé à la hausse. Un prix semi-régulé finalement stabilisé par les pouvoirs publics, tandis que le reste du scénario prenait un tour bien différent : les consultations menées depuis le printemps 2015 ont remonté des propositions inférieures à l’Arenh, parfois de 4 ou 5 euros. En tout cas assez intéressantes pour amener nombre d’entreprises à couvrir ces besoins rarement industriels à prix fixe, pour plusieurs années. En l’occurrence trois ans au lieu des deux envisagés au départ côté Crédit Agricole, et parfois jusqu’à quatre.

Un témoignage issu de l’achat public (donc plus transparent sur les chiffres) a donné la mesure des économies potentielles, par la voix de Marie-José Makareinis, directrice du SIEL (Syndicat Intercommunal d’énergies du département de la Loire). « Les appels d’offres menés pour le compte d’environ 250 collectivités devraient modérer la facture de 2 millions d’euros, rapportés à un total d’environ 17,5 millions d’euros de dépenses énergétiques annuelles. Avec un rabais moyen de 14 % sur le volet gaz mené courant 2014, et de 11 % pour l’électricité », a-t-elle résumé. Un marché électrique qui représente l’essentiel des enjeux et qui a été attribué fin septembre à Gaz Electricité de Grenoble, avec environ 7 300 points de livraison à basculer au tournant de l’année.

En pratique, beaucoup s’interrogent sur la capacité d’ERDF à assurer ce flux de changements de contrats et de fournisseurs en temps et en heure. Le gestionnaire du réseau s’est voulu rassurant sur ce point, tout en demandant de remettre à plus tard les modifications de puissance souscrites susceptible de submerger ses équipes techniques.


(lire la suite dans le n°244 de La Lettre des Achats)

Publié le 18/10/2015 - Par la rédaction

Soyez les premiers à régir à cet article

Réagir à cet article

Les réactions sont réservés à nos lecteurs ayant un compte.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°265 - Novembre 2017

Les indicateurs

Les indicateurs Commoprices

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play