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Publié le 15/11/2016 - Par la rédaction

Forum de l’achat public : pas de professionnalisation sans réorganisation

Le Forum de l'achat public, le 10 novembre dernier, a montré la volonté très partagée aujourd'hui de faire basculer la fonction dans une culture économique. Mais sans transformation organisationnelle et travail pédagogique, cela reste vœux pieux.

L'hôtel du département des Hauts-de-Seine accueillait, le 10 novembre dernier, la troisième édition du Forum de l'achat public organisé par le Cdaf, le Conseil national des achats, (anciennement la Cdaf, la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France) devant un peu moins de 200 acheteurs des trois fonctions publiques, directeurs de services et élus. Le Département, dont les achats représentent 350 millions d'euros et les investissements, 500 millions d'euros, a créé sa fonction achats, bouleversant son fonctionnement interne, en deux ans ( voir La Lettre des Achats n°251). Le Forum a donc profité de l'expérience de son hôte pour analyser les éléments nécessaires à la création d'une véritable fonction achats.

Aux yeux de la directrice générale des services du Département des Hauts-de-Seine, Katayoune Panahi c’est la meilleure manière de moderniser la commande publique, sinon la seule : « L'ensemble des collectivités est sensibilisé à la nécessité de la commande publique. La véritable difficulté consiste à passer des préoccupations à la mise en place d'une organisation qui puisse les traduire. »

 

S’attaquer aux tabous

« Je suis convaincu que l'achat public est une fonction structurante, stratégique même, a déclaré Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine. Structurante, car les budgets n'ont jamais été aussi contraints pour l'ensemble des collectivités. Pour le seul département des Hauts-de-Seine, la dotation globale de fonctionnement accuse une baisse drastique de 64 % en seulement trois ans ! »

Or l'achat public représente près de 150 milliards d'euros a estimé Marc Sauvage, le président du Cdaf et tout récent directeur général adjoint en charge des achats de la Région Île-de-France. Le manager intègre tous les travaux filles au patrimoine et à la voirie dans les achats publics. « Il faut lever ces tabous, a-t-il dit. Nous avons un vrai devoir de travailler cette assiette. »

La préoccupation sur l'optimisation des achats se retrouve dans toutes les collectivités. Benoît Mercuzot, vice-président chargé des finances et de l'innovation à l'agglomération Amiens Métropole a remarqué : « Travailler sur la masse salariale est complexe. L'autre levier, c'est améliorer la performance économique de nos achats. Juridiquement, nous sommes au top ! Mais quelques fois, nous sommes amenés à prendre des décisions qui ne sont pas économiquement bonnes. Or notre capacité de financement s'érode de 4 à 5 millions d'euros chaque année. Si nous ne faisons rien, nous serons bloqués dans peu de temps. » Amiens Métropole et la municipalité, qui avaient déjà mutualisé totalement leurs services, ont donc lancé une centrale d'achats en septembre dernier intégrant les 32 communes de l'agglomération et à terme, plus de 300 communes. « Ce n'est pas révolutionnaire, cela prouve notre retard dans le domaine », a soufflé Benoît Mercuzot.

(la suite dans le numéro 255 de La Lettre des Achats)

Publié le 15/11/2016 - Par la rédaction

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