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Actualité

Publié le 10/02/2014 - Par la rédaction

Etude E-achats 360° : la recherche de productivité administrative privilégiée par les entreprises

C’est la 5ème fois que l’IMA ((Ingénierie et Management des Achats du pôle Leonard de Vinci) et les organisateurs du salon Solutions (qui comporte une déclinaison e-achats) présentent leur étude commune E-achats 360°. Cette étude doit son nom au fait qu’elle interroge à la fois des éditeurs dédiés aux processus achats et des utilisateurs, qui pour l’essentiel travaillent au sein de grandes entreprises. Comme les fois précédentes, l’étude analyse l’activité de l’année écoulée et trace les perspectives (demandes et offres) pour l’année en cours.

Cette année le panel s’est élargi. Une centaine de grandes entreprises plus une cinquantaine d’ETI participant au réseau IMA ont été interrogés (par téléphone et/ou mails) entre le 20 décembre 2013 et le 10 février 2014 pour 37 réponses retenues. Question fondatrice : les directions achats se considèrent-elles bien informées ? La réponse est oui à 64%, principalement par la presse spécialisée (46%) – un bon point pour nous, merci ! – et avec une petite longueur d’avance sur… le réseau professionnel (41%), les éditeurs (32%) et les consultants (24%). Mais qui sont les vrais décideurs pour ce type d’investissement ? Les directions achats sont, sans surprise, des prescripteurs incontournables (70%) devant les DSI (35%), les DAF (24%) et les DG (19%). Mais attention : quand il s’agit de décider (et donc d’engager la dépense), la DG (65%) et les directions achats (57%) pointent dans cet ordre. Cette prééminence affirmée ne dissimule cependant pas un processus de décision multiple pour 51% (seulement) des répondants. Les auteurs de l’étude souligne d’autre part « une implication croissante des directions générales » (+ 20 points en un an !). Et lorsqu’il s’agit d’une décision unique, 50% émanent d’elles. Conclusion (provisoire) : en matière de dépenses et d’investissements, les directions générales veulent garder le contrôle. Pourvu que cette volonté ne dicte pas de choix trop restrictifs aux équipes, notamment en termes de process achats. Nous y reviendrons sans doute…

La dématérialisation des factures prend le relais

Quant à la typologie des solutions e-achats installées (et donc achetées),  les solutions dites « métiers » (gestion de flottes, voyages, etc.) arrivent en tête (entre 60 et 70% des réponses), juste devant la gestion des catalogues et des commandes (entre 50 et 60% des réponses), la gestion des consultations et le décisionnel achats (autour de 50% des réponses). Les enchères inversées figurent tout en bas de la liste tout juste devancée par la dématérialisation des factures (moins de 40% des réponses). Autrement dit, il reste un potentiel d’équipement important d’autant que nombre d’applications restent développées en interne via… de bons vieux tableurs (Microsoft Excel), en tête dans les sujets dit décisionnels précisément… Enfin, la majorité des solutions achetées par les entreprises a une ancienneté moyenne de plus de trois ans (62% des réponses). Parmi les modules les plus récemment installés figurent la gestion de plans d’actions/plan de progrès fournisseurs. Les auteurs de l’étude se focalisent aussi sur la dématérialisation des factures, le prochain point d’équipement à surveiller. Enfin, le recours à d e solutions achats externalisé a encore diminué et ne concernerait plus qu’un tiers des répondants. En tête : la gestion de bases de données fournisseurs (42% des réponses), la dématérialisation des factures (21% des réponses) et les places de marchés (21% des réponses). Le BPO achats ne représente que 11%.

La question des bénéfices apportés par toutes ces solutions laisse (un peu) perplexe : partage de l’information (22% des réponses), harmonisation des processus achats (19%) et productivité (19%) montent (à nouveau) sur le pordium tandis que les gains financiers ne font « que » 10%. Pas facile de mesurer les gains comme de les traduire. Sur ce plan, les achats, c’est… double peine. Ni leurs actions ni leurs outils ne semblent les aider à démontrer leur impact… Du coup, les interrogés ne se vengent-ils pas (!) en soulignant que les principaux freins liés à la mise en place de solutions e-achats restent leur coût (avec un ROI d’autant plus incertain), l’intégration dans le SI de l’entreprise et la réticence des utilisateurs (ergonomie ?). Mais les achats restent optimistes : 16% estiment leur déploiement très avance, 46%, avancé. Ils ne sont que 38% à se déclarer en retard. Et pour finir, un certain pragmatisme s’impose : dans une perspective à 18 mois (question posée), la dématérialisation des factures apparait comme le chantier prioritaire (sous l’impulsion des DG et des DAF ?) devant la gestion des contrats ou encore la gestion du référentiel des fournisseurs. Ce que notent sobrement les auteurs de l’étude : « la recherche de productivité administrative via la dématérialisation des factures et le e-procurement sont les principaux axes de travail retenus par les directions achats ». Si le décisionnel achat a fait l’objet des précédents investissements, tant mieux, sinon, il y a fort à parier que l’on continue plus à optimiser des processus existants pour faire des gains que de développer des process purement achats (sourcing, veille, innovation, analyse de la valeur, mise en concurrence, solutions substituables, etc.). Enfin, serait-ce pour cela que, toujours culpabilisées et soucieuses de plaire, les directions achats se voient davantage investir dans la formation et le  recrutement d’acheteurs, bien avant l’acquisition de nouveaux modules e-achats ? A suivre…

Editeurs incorrigiblement optimistes

Du côté de l’offre cette fois, 15 acteurs (seulement) ont répondu à l’enquête. Ils représenteraient malgré tout 70% du marché avec un chiffre d’affaires moyen encore faible (8 millions d’euros) réalisés d’abord auprès de grands comptes (60% des ventes), d’ETI (20%), de PME (12%) et du secteur public (8%). Eternels optimistes et/ou gonflés à bloc par leur directions marketing/ventes, tous les éditeurs assurent que cette fois, c’est vrai, les prises de commandes (particulièrement en fin d’année, tiens, tiens…) seraient bonnes, effaceraient les (relatives) difficultés des exercices précédents et que 2014 serait un bon cru. C’est tout le mal que nous leur souhaitons. Parce qu’n contrepoint de leur projections positives, il y a des éléments négatifs à relever : des TJM tirés vers le bas (par les concurrents), des pression sur les prix (donneurs d’ordres), des cycles de décision longs, beaucoup d’attentisme aussi de la part des prospects/clients et puis, comme dans « Le désert des tartares », ces perspectives d’entrée sur le marché des leaders mondiaux du soft (Oracle, Microsoft) rejoignant SAP et IBM ou du cloud (les mêmes plus Google ou Amazon ?). Pour l’heure, c’est Qualiac, le champion hexagonal de l’ERP mid market, qui semble remonter le courant et se féliciter de voir se multiplier ses points d’entrée dans l’entreprise via les directions générales et/ou les directions financiers pour parvenir au seuil des processus achat. Attention, les DG remontent dans le cycle de décision/installation en faveur de nouveaux outils. La crise est passée par là. Il faut des résultats. On s’attaque au visible. Les refondations stratégiques (et la fonction achats en est un des emblèmes) devront peut être encore patienter. Les éditeurs d’outils e-achats affirment cependant vouloir continuer à embaucher (ne serait-ce que pour délivrer les contrats engrangés ?), ont identifiés les besoins d’ergonomie (32% des souhaits) comme de mobilité (23%) exprimés par les utilisateurs, disent que l’industrie n’a pas disparu et constitue un secteur en pointe pour eux. Enfin, si toutes ces perspectives de croissance pouvaient se conjuguer au mieux, le phénomène de consolidation du marché ne leur ferait même pas peur ! Pour 93% d’entre eux ( !), elle va même se poursuivre… inexorablement. Pour se sortir par le haut de ce marché ou pour valoriser au mieux leurs investissements. Avant que les technologies ne progressent encore et que de nouveaux entrants ne viennent perturber un marché qui, malgré tout, ronronne un peu. Toujours à suivre… Rendez-vous du 30 septembre au 2 octobre dans les allées du salon Solutions e-achats ou dans les travées des conférences. Pour des démonstrations de force, l’exposé de cas client (nouveaux si possible) ou le off des confidences…

Publié le 10/02/2014 - Par la rédaction

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