Publicité

Energie Evénement

Actualité

Publié le 17/10/2013 - Par la rédaction

Electricité : le marché relativise les incertitudes

Comme chaque année, les débats du Congrès Gazelec 2013, qui se tenait cette semaine, ont multiplié les interrogations quant à l’évolution du marché électrique. Acheteurs et fournisseurs n’ont guère de cartes en main pour affronter les échéances à venir, certaines à très court terme.

La première concerne le 15 novembre prochain, date limite pour formuler les demandes de volume 2014 dans le cadre du dispositif ARENH (Accès régulé à l’Electricité nucléaire historique). Or, un paramètre clé reste encore à préciser par les pouvoirs publics : le prix du MWh en question. Lancé à 40 euros en 2011, l’ARENH était passé à 42 en 2012-2013. Certains tablent sur son maintien à ce prix l’année prochaine, quand d’autres anticipent son évolution… à la baisse comme à la hausse. Avec arguments à la clé dans les deux sens.

«  C’est un problème considérable pour bâtir nos budgets, alors que l’électricité représente 30 % du prix de revient de nos produits », insistait Bruno Gastine, le président de MSSA métaux spéciaux. Une incertitude qui déstabilise sa politique commerciale et met en jeu la pérennité de l’entreprise, selon lui.

Reste qu’un paramètre a changé l’équation par rapport aux années précédentes : à plusieurs reprises depuis la fin du printemps 2013, les acheteurs ont eu l’opportunité d’obtenir des prix de marché un peu inférieurs aux 42 euros de l’ARENH. « C’est dans cet ordre de prix que nous avons signé pour la fourniture de notre demi-douzaine de sites en France, jusqu’en 2016 », indiquait ainsi Eloi Schott, responsable des achats frais généraux et investissement du groupe Kuhn. Et bien d’autres acheteurs industriels semblent avoir opté pour des prix et des contrats 100 % marchés, alors qu’ils se fournissaient jusqu’alors à 80 ou 90 % dans le cadre de l’ARENH.

Une nouvelle incertitude en découle d’ailleurs : le total des volumes d’ARENH demandés au guichet du 15 novembre pourrait être sensiblement inférieur à celui des années précédentes, avec un possible impact sur le marché, que personne ne sait vraiment anticiper.

La situation actuelle sort d’autant plus de l’ordinaire que le prix de l’ARENH deviendra plus prédictible pour 2015 et jusqu’en 2025, relevant d’une formule de calcul connue de tous. Une formule que les pouvoirs publics se doivent d’annoncer d’ici le 7 décembre prochain, troisième anniversaire de la loi NOME qui a institué le dispositif. Mais un peu de retard n’est pas à exclure, là aussi.

Une autre échéance est revenue dans les débats électriques de Gazelec : les conditions entourant la disparition annoncée des tarifs EDF Jaune et Vert, au tournant 2015-1016. Elle concerne 430 000 sites en France, qui devront opter pour une offre de marché alors que beaucoup ne s’y sont jamais frottés. L’ensemble des fournisseurs s’accordent d’ailleurs sur le risque de goulot d’étranglement commercial sur la fin 2015. Mais là aussi, l’environnement actuel modifie la donne : il est plus facile d’anticiper sur le passage à une offre de marché lorsque les prix sont à 40 et quelques euros plutôt qu’à 60.

Publié le 17/10/2013 - Par la rédaction

Soyez les premiers à régir à cet article

Réagir à cet article

Les réactions sont réservés à nos lecteurs ayant un compte.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Le dernier numéro

Dernier numéro

N°258 - Mars 2017

Les indicateurs

Les indicateurs Commoprices

Le catalogue

Le catalogue Silex

Nos partenaires

Retrouvez la revue en format tablette

Apple store Google Play