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Publié le 14/11/2016 - Par la rédaction

Délais de paiement : des délais toujours aussi rarement respectés

L’Observatoire des achats responsables et la CGPME se sont associés le temps d’un événement pour mettre en lumière le problème persistant des délais de paiement sur lequel les exemples à suivre font encore figure d’exception.

Face aux publics de cette matinée organisée par l’Obsar sur le thème des délais de paiement, le président de la CGPME, Frédéric Grivot, a émis un simple souhait : « que le respect des délais de paiement soit intégré dans les démarches RSE des entreprises ». En dépit des nombreuses mises en garde, ces retards semblent pourtant une habitude bien difficile à perdre. Témoin de premier plan de leurs ravages, le Médiateur des relations interentreprises, Pierre Pelouzet, a rappelé par un seul chiffre l’importance du sujet : le crédit interentreprises s’élève en France à près 600 milliards d'euros. Et le fait de réduire le délai moyen de retard de paiement de treize à douze jours entre 2015 et 2016, a permis de réinjecter un milliard d'euros dans l'économie.

 

Toujours des comportements malveillants

Si Pierre Pelouzet constate une amélioration globale des relations entre clients et fournisseurs, notamment grâce aux milliers de médiations menées par ses équipes cette année avec un taux de réussite de 75 %, les progrès en matière de délais de paiement se font attendre. Et la malveillance est même flagrante dans certains comportements. Que dire de des conditions générales d’achats imposant le principe de deux campagnes de paiement annuelles, des clients qui tardent à régulariser par une commande en bonne et due forme des prestations demandées dans l’urgence, ou encore d’une méthode courante dans le BTP consistant à repousser au maximum la signature du décompte général du chantier ?

Le regard du délégué général de l’Obsar, Gérard Bruneau, sur la question n’est pas plus optimiste, lui qui constate que seules 58 % des répondants à l’édition de 2016 de l’Observatoire des achats responsables déclarent avoir mis en place des actions positives pour améliorer les délais de paiement.

 

Un coût en trésorerie, un gain en image

Pour contrebalancer cette vision les acheteurs vertueux invités à témoigner faisaient office d’exceptions qui confirment la règle. A commencer par le lauréat 2015 des Trophées des délais de paiement dans la catégorie grands groupes, la Société Générale. Son directeur des centres de ressources partagés procure to pay, Serge Pouhaër, a rappelé que le groupe bancaire avait choisi en 2010 de se fixer comme objectif de payer ses factures à moins de trente jours en dépit des « quelques millions d’euros en coût de trésorerie » que cet effort représentait. « Mais cela correspondait à injecter 260 millions d'euros de liquidité par an. Et, à un moment ou l’économie française était en difficulté nous devions être exemplaires », estime Serge Pouhaër. Non quantifiable, le gain en termes d’image n’était toutefois pas négligeable en ces temps troublés post-crise des subprimes… en particulier pour la Société Générale.

Aujourd’hui 65 % des factures du groupe « en volume » sont payées à moins de trente jours.
(...)


Lire la suite de cet article dans La Lettre des Achats N°255

Publié le 14/11/2016 - Par la rédaction

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