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Publié le 25/11/2013 - Par la rédaction

AG Achats EBG : haro sur les risques achats !

De nombreux intervenants et un programme dense, conclu sur la présentation express par Natacha Tréhan (responsable du Desma) de son étude prospective sur la fonction achats en 2025, le cru 2013 de l’assemblée générale des achats de l’EBG, tenue le 22 novembre, n’a pas failli à sa tradition.

Le premier débat sur la gestion des risques achats nous a semblé plus instructif que le second sur les relations entre performance achats et démarche collaborative. En voici les principaux enseignements. Preuve que les risques achats, notamment ceux liés à la responsabilité sociale et environnementale, occupent une place de plus en plus importante : dans la plupart des entreprises, ils entrent dans les critères d’attribution de la rémunération variable des managers achats. De la rupture d’approvisionnement à la dépendance économique des fournisseurs, en passant par les crises géopolitiques et les catastrophes météorologiques, la fonction achats doit se prémunir contre une multitude de risques. En fonction du secteur d’activité, la menace n°1 varie du risque technologique pour Eric Grenier (directeur des opérations industrielles d’Ingénico) au risque juridique pour Pascal D’Orlandi (directeur des achats de Natixis), du risque de sécurité et de qualité pour Patrick Franchinard  (directeur achats et efficacité Europe d’Air Liquide) au risque d’image pour Eric Dewilde (directeur des achats informatiques et technologiques du groupe Crédit Agricole).

 

Process et signaux faibles

 

Pour maîtriser ces différentes menaces, qui pèsent sur leur performance, les quatre managers achats évaluent la probabilité des risques et leurs éventuels impacts financiers. Ils les prennent en considération dès la sélection des fournisseurs et les suivent régulièrement à travers l’évaluation du panel et la consolidation d’informations externes. Au-delà des process et des équipes dédiées aux risques dans leur organisation, les directeurs achats insistent sur la nécessité d’une bonne communication avec leurs fournisseurs et d’une étroite coopération avec l’audit interne et les risk managers. Sans oublier de rester à l’écoute des signaux faibles, à travers le suivi de l’actualité de son secteur ou encore des mouvements sociaux dans les pays où sont implantés les fournisseurs. Pour Pascal D’Orlandi, « il est essentiel d’aller au-delà de la réglementation du secteur bancaire, d’explorer les angles morts. Après un incident, il n’est pas rare de s’apercevoir que quelqu’un avait perçu le risque ». De leur côté, Patrick Franchinard et Eric Dewilde misent sur la mobilité des acheteurs, dans l’organisation achats et dans l’entreprise. A la fois pour éviter que la routine ne masque les menaces et pour diffuser la culture des risques achats dans les autres directions.

Publié le 25/11/2013 - Par la rédaction

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