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Actualité

Publié le 17/06/2005 - Par la rédaction

Matières premières : le pétrole encore à la hausse ?

En annonçant une hausse de ses quotas, l’Opep tente cette semaine d’enrayer la flambée des cours du pétrole et de rassurer des marchés effrayés par la perspective d’une envolée de la demande fin 2005. Mais ses marges de manœuvre réelles apparaissent plus que limitées.

Une hausse immédiate du plafond de production à 28 millions de barils par jour (mbj), contre 27,5 mbj actuellement, a été annoncée lors de la réunion des ministres de l’Opep à Vienne, même si certains pays comme le Venezuela ne se sont pas encore prononcés officiellement. Mais la portée d’un tel geste demeure largement symbolique puisqu’il n’apporte pas de nouveau pétrole sur le marché. Et les pays producteurs, à l’exception notable de l’Arabie saoudite, sont déjà au bout de leurs capacités. Ce qu’admettent les ministres de l’Opep eux-mêmes. Certains pays, dont le Nigeria, ont donc élaboré une seconde proposition : il s’agirait de doter le président de l’Opep du droit de procéder au cours de l’été à une seconde hausse du plafond et de la production réelle si cette première étape ne fait pas retomber les cours. Les pays de l’Opep sont dans l’ensemble convaincus, et répètent à qui veut l’entendre, que le marché est pour l’heure assez bien approvisionné. Selon eux, le problème des cours élevés n’est en fait pas lié à une pénurie de brut mais à un manque de capacités de raffinage dans les pays consommateurs. Pour l’Opep, ceux-ci doivent faire leur part du travail et ouvrir de nouvelles usines.

Publié le 17/06/2005 - Par la rédaction

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