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Actualité

Publié le 28/06/2005 - Par la rédaction

Dernière heure : fusion SynerDeal-Trade2B

Les deux fournisseurs de solutions et de services d’achat en ligne, le français SynerDeal et l’allemand Trade2B, ont décidé de fusionner. L’opération, rendue publique le 28 juin dernier, vise à constituer un leader européen de poids.

Baptisé SynerTrade, le nouvel ensemble pèse 9,5 millions d’euros en chiffre d’affaires pro forma 2004 (5,3 millions pour SynerDeal et 4,2 millions pour Trade2B) et apparaît d’ores et déjà dans le peloton de tête du marché (Voir La Lettre des Achats n°s 128 et 129). « Notre taille était un handicap. Avec un chiffre d’affaires de près de 10 millions d’euros, nous avons atteint la masse critique pour devenir un acteur européen de référence », explique Thierry de Cassan, directeur général de SynerDeal et futur membre du comité de direction de la nouvelle société, en charge du marketing et des ressources humaines. Avec un effectif de 110 personnes, SynerTrade revendique 80 clients dont 20 parmi les premières entreprises européennes et cible un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros à l’horizon 2007. Pour se développer aussi vite, SynerTrade s’appuiera sur de nouveaux clients mais surtout renforcera le chiffre d’affaires généré par ses clients.
Ses concurrents se nomment Ariba, Perfect Commerce ou encore BravoSolution, voire SAP, tant l’éditeur de solutions ERP fait de plus en plus figure d’épouvantail dans un marché naissant. À l’origine de cette fusion, les fondateurs des deux sociétés – Thierry de Cassan et Didier Picot pour SynerDeal, Eberhard Aust et Wolfe Diener pour Trade2B – ont dû faire l’analyse suivante : d’une part, le marché des prestataires d’e-sourcing reste trop fragmenté alors que son activité croît à un rythme encore lent ; d’autre part, le modèle qui consiste à investir simultanément dans les outils et dans les hommes s’avère particulièrement gourmand en ressources financières. Le regroupement des forces devrait permettre aux nouveaux alliés de passer un cap. Les complémentarités seraient multiples : géographiques d’abord (l’un et l’autre pesant un poids significatif sur leur marché respectif), entrepreneuriales ensuite (profils similaires des fondateurs et de l’actionnariat) et enfin techniques.
Sur ce plan, les clients des deux sociétés pourront garder leurs solutions respectives maintenues jusqu’en 2008. Une nouvelle plate-forme verra le jour au premier trimestre 2006, réunissant les modules des deux offres actuelles et dont l’architecture technique « sera très proche de celle de Trade2B », précise Thierry de Cassan. Offrant le choix entre vente en ASP et vente de licences, cette nouvelle offre capitalisera sur le savoir-faire acquis par Trade2B, notamment en matière d’intégration de ses outils dans un autre système d’information, type ERP par exemple. Une dizaine de clients de Trade2B ont fait ce choix, pesant plus de la moitié de son chiffre d’affaires. Les développements seront assurés principalement par les équipes de la filiale roumaine de Trade2B. Les équipes de R & D de Munich et Paris seront toutefois maintenues « afin d’assurer l’interface avec les clients ».
Le mouvement de concentration ne devrait pas s’arrêter là. De prochaines acquisitions sont envisageables dans deux directions : soit un spécialiste de l’externalisation des achats, soit un concurrent sur l’e-sourcing. À moins que l’acquisition ne se fasse en sens inverse… Les deux nouveaux associés auront eu comme autre mérite de rendre plus facile à l’avenir une autre étape dont on devine ce qu’elle pourrait apporter : de l’argent et/ou un appui « industriel ». Une première levée de fonds de 1 million d’euros a été obtenue auprès du fonds d’investissement historique de SynerDeal, Arts et Bien. Dans tous les cas, il ne faudra pas oublier les services et ce qu’ils apportent : des hommes et du savoir-faire. Autres éléments clés des prochaines reconfigurations.

Publié le 28/06/2005 - Par la rédaction

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