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Publié le 16/04/2012 - Par la rédaction

Conférence : la guerre des sexes aux achats n’aura pas lieu

La promotion 2011-2012 du MAI est la première à accueillir plus de femmes que d’hommes. D’où la question posée lors d’une réunion de l’Association des anciens le 12 avril, à Paris : « les femmes prennent-elles le pouvoir aux achats ? »

Il y avait en effet beaucoup d’acheteuses, parmi la petite centaine de diplômés réunis par le président de l’AAMAI (Association des anciens du master achats à l’international de l’EM Bordeaux), Olivier Wajnsztok (AgileBuyer). Signe de la pertinence de la question ou que la réponse intéresse moins les acheteurs hommes. Dans un esprit d’ouverture, Pascal Pichon, coach, formateur intervenant au MAI, (Latitude consultants) a lancé les débats sur cette proposition : « benchmarker les filles ». Face à lui trois femmes leaders : Delphine Lafon, directrice des achats de Valeo Service, Ahlem Hamdi, directrice adjointe des achats de la Réunion des musées nationaux Grand Palais et Charlotte Mathiaud, acheteuse IT au sein du cabinet AgileBuyer.

C’est indéniablement dans un secteur masculin que la première a mené sa barque : Valeo ne compte qu’une trentaine de femmes dirigeantes et deux seulement au comité achats groupe. Mais pour y parvenir elle a développé une qualité propre à aucun des deux sexes en particulier : la détermination. « Je ne me suis jamais demandé si le fait que je sois une femme était un handicap à chaque fois que j’ai évolué. En revanche, j’ai toujours été très claire sur ce que je voulais », affirme-t-elle.

Ahlem Hamdi, de son côté, a goûté à des secteurs très masculins, en créant la fonction achats de l’ONF (Office national des forêts) et à d’autres plus proches de sa sensibilité, de son propre aveu, en rejoignant la direction des achats d’Omega Pharma. Mais plutôt que de prendre partie dans un débat sur les différences hommes femmes dont la perception demeure subjective, elle invite à réfléchir sur ce que la féminisation révèle de la situation des achats. « S’il y a aujourd’hui plus de femmes, c’est surtout parce que la fonction est plus jeune que les fonctions reines telles que la finance », analyse-t-elle.

Le directeur du MAI, Gordon Crichton, a sa propre analyse sur ces mutations révélées par la féminisation. « Quand nous sélectionnons nos étudiants, à présent nous pensons aussi à des profils qui pourraient séduire des entreprises telles qu’Unilever, Heineken ou L’Oréal », prévient-il. En effet, le premier employeur de la précédente promotion du MAI était Reckitt Benckiser, là où, dix ans auparavant, la majorité des étudiants partait travailler dans l’automobile.

Le MAI compte à ce jour 3 000 anciens étudiants, dont 800 sont inscrits sur le hub Linkedin de l’AAMAI, où l’on peut suivre le calendrier des rencontres à venir.

Publié le 16/04/2012 - Par la rédaction

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