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Publié le 03/03/2010
Genoyer : La crise suscite une réflexion sur les achats
Positionné entre d’importants donneurs d’ordres du secteur énergétique et des fournisseurs, métallurgistes et sidérurgistes, non moins importants, le fabricant de canalisations augmente sa taille critique et envisage de réorganiser ses achats.
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Par la rédaction
Entre 2005 et 2008, la croissance du groupe Genoyer ne s’est pas
démentie : + 25 % en 2006, + 25 % en 2007, + 8 % en 2008. Sous
l’effet de la crise, en 2009, le chiffre d’affaires a marqué le
pas, en recul de 9 % à 360 millions d’euros. Les achats s’élèvent à
250 millions d’euros et représentent 50 à 70 % de la valeur des
produits. Ils constituent « un enjeu capital » pour le président du
groupe, Alain Tricolet, qui constate : « Les prix des matières ont
baissé, mais nos prix de vente aussi. Finalement, notre marge a
diminué ». Il a donc entrepris de « repenser la fonction achats
industriels », au cours du premier semestre 2010.
Les achats sont répartis entre 200 millions d’euros de négoce
(tubes, raccords, vannes, joints, robinets, etc.), centralisés par
quinze acheteurs experts rattachés à la division trading, et 50
millions d’euros d’achats de production, gérés localement par cinq
acheteurs en poste dans les principales usines du groupe : une en
Écosse, une en Roumanie et trois autres en France, dont la
dernière, l’entreprise BSL, vient d’être rachetée. « Cette reprise
va nous pousser à faire mieux en termes d’achats, car BSL fait
appel à une métallurgie haut de gamme », relève Alain Tricolet.
La principale interrogation porte sur la capacité du groupe à
effectuer un sourcing réellement mondial. En dix ans, le sourcing
en Chine est passé de 2 à 25 % des achats du groupe, mais les
efforts devraient essentiellement porter sur les échanges
d’informations concernant le tissu fournisseurs. « Nous
réfléchissons à créer une cellule achats corporate ou un centre de
coordination des achats, parce qu’aujourd’hui, le pouvoir est dans
l’information », analyse en effet Alain Tricolet.
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