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Publié le 08/01/2018 - Par la rédaction

Tendances achats AgileBuyer CNA : des Achats plus accommodants

Pour la première fois depuis très longtemps, la priorité donnée à la réduction des coûts montre des signes de faiblesse dans les résultats de l’étude AgileBuyer sur les Tendances achats, réalisée cette année en partenariat avec le Centre national des Achats (CNA).

Chaque année depuis 2012, dans son sondage sur les tendances achats de l’année à venir, le cabinet AgileBuyer interroge les professionnels des achats sur l’importance pour eux de la réduction des coûts. Et chaque année, une grande majorité du panel confirme qu’il s’agit bien d’un objectif prioritaire. Le contraire serait étonnant et depuis cinq ans d’ailleurs cette majorité n’a cessé de se renforcer pour atteindre 82 % l’an dernier… jusqu’aux résultats de l'étude sur les tendances 2018 publiés début janvier, où ce chiffre perd 10 points, chutant à 72 %.

Si l’inflexion est très nette, les fondamentaux restent cela dit en place. Dans l’industrie, en particulier les échantillons « automobiles, aéronautique et autres secteurs transport » d’une part et « mécanique, métallurgie, équipement, meubles, textiles et autres » d’autre part la proportion de ceux qui considèrent la réduction des coûts demeure élevée, à respectivement 81 % et 79 %. Surtout, interrogés sur les critères d’évaluation de la performance achats, les professionnels des achats citent les économies comme critère numéro 1 (56 %), à une écrasante majorité devant la contribution au chiffre d’affaires (12 %), la réactivité (8 %), le cash (8 %) et les risques contractuels (8 %). L’innovation plafonne à un très décevant 4 % de citations, tandis que la RSE n’est citée que par une infime minorité de 2 %.

Alors que dans la majorité des études les directeurs achats ont tendance à avoir une vision plus idéaliste que celle des acheteurs de terrains, sur ce point, ce sont eux qui recadrent le sujet, en étant 68 % à estimer que la performance achats de l’entreprise est mesurée en priorité à partir des économies.

 

Gare aux risques de rupture

Pourtant le vent semble bien avoir tourné en faveur d’une relation plus détendue vis-à-vis des fournisseurs… au moins de certains, que la reprise économique pourrait rendre un peu plus regardants en ce qui concerne l’attitude de leurs clients à leur égard. Ainsi, alors que la gestion des risques fournisseurs demeure un objectif commun à trois professionnels des achats sur quatre (inchangé depuis trois éditions de l’étude), une proportion presque aussi importante de répondants (70 %) considère que la sécurisation des achats et des approvisionnements seront des préoccupations plus importantes en 2018 qu’en 2017. Gare aux acheteurs qui n’auront pas établi de relations de confiance avec leurs fournisseurs clefs ou qui ne pourront pas compter sur une supply chain fluide !

La problématique de concurrence à l’achat est sous-jacente et pose directement la question de l’attractivité du client. D’ailleurs 59 % des acheteurs et managers achats interrogés prétendent avoir mis en place « des actions pour vendre leurs besoins à certains de leurs fournisseurs et leur donner plus envie de travailler avec eux ».

Un autre indicateur important montre la mutation en cours : la proportion de professionnels des achats qui déclare avoir des objectifs de réduction du panel n’a jamais été aussi faible et passe sous la barre des 50 % pour la première fois depuis quatre éditions, à 47 %.

 

Très lente ouverture vers les startups

Pour séduire les marchés fournisseurs en tension, les directions achats vont devoir assouplir leurs référencements et mettre un peu d’eau dans le vin de leurs process. Ce qu’elles font cela dit à un rythme de sénateur. En effet les deux tiers des répondants (66 %) reconnaissent ne pas avoir mis en place de processus pour simplifier le travail avec les startups. Et seul 28 % des répondants seulement estiment que la part de leurs achats auprès des PME, TPE et startups augmentent.

Avant de passer en phase séduction, mieux vaudra avoir fait disparaître quelques irritants rédhibitoires, comme par exemple des délais de paiement à rallonge et là encore il semble qu’une prise de conscience soit à l’œuvre. De plus en plus d’acheteurs prennent leur responsabilité sur cette question fondamentale et 69 % d’entre eux considèrent qu’assurer le pilotage et le respect des délais de paiement fournisseurs fait partie des objectifs de la direction des achats, dans tous les cas pour 45 % des répondants et « souvent » pour 24 %.

Publié le 08/01/2018 - Par la rédaction

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