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Publié le 07/11/2013 - Par la rédaction

Secteur public : l'Etat se dote d'un indicateur d'efficience de la fonction achats

En gestation depuis 2009, l'indicateur mesurera la valeur ajoutée de l'acheteur en termes de gains financiers, mais sans corrélation budgétaire. Il devrait vite évoluer pour intégrer d'autres critères d'efficience.

Son nom : l'indicateur d'efficience de la fonction achats. Ses parents : la direction du Budget et le SAE (Service des achats de l'Etat). Sa date de naissance : le 15 octobre dernier, à l'occasion de la présentation du rapport annuel 2012 de la direction du Budget. Sa date de conception : 2009, lorsque la méthode de calcul a été distribuée à tous les ministères, puis 2010 lorsque le logiciel Impact – servant au reporting et à la centralisation des données – a été mis en place. Son champ d'action : l'Etat et ses ministères. Les opérateurs et les universités ont leurs propres indicateurs, dont la méthode de calcul est la même. « Cet indicateur financier mesure la valeur ajoutée de l'acheteur sur une opération, explique Claire Darchy, directrice du développement des achats au SAE. La méthode est fondée sur la comparaison entre des prix ou situations de référence et des nouveaux prix dans le cadre d’une situation inédite, après l’intervention des acheteurs. » Les calculs sont faits sur une base de douze mois, afin de comparer les marchés entre eux ; un marché de quatre ans sera ainsi ramené à une tranche annuelle. Par ailleurs, chaque année, seuls les nouveaux marchés seront comptabilisés.

Inciter les acheteurs à fixer des objectifs

Les parents de l'indicateur insistent sur le fait qu'il n'est pas directement relié à une économie budgétaire. « Par exemple, illustre Claire Darchy, si l'achat porte sur un secteur où les prix ont augmenté de 20 % et que l'acheteur parvient à limiter la hausse à 10 %, on va considérer qu'il y a un gain achats de 10 %. Or, d’un point de vue budgétaire, on considérera qu'il y a une hausse sèche de 10 %. » La remontée des données se fait en trois étapes : 1) chaque acheteur saisit ses projets achats, d'abord exprimés en objectifs de gains, puis en consolidé ; 2) le responsable ministériel des achats réceptionne et vérifie les données, qu'il peut éventuellement retourner à l'acheteur pour les améliorer ; 3) le SAE récupère les données validées et les centralise pour les analyser. « Si nous demandons aux acheteurs d'entrer des objectifs de gains – ce que nous appelons des cibles – c'est pour les inciter à émettre des hypothèses, pour éventuellement les corriger. Nous voulons les inciter à travailler comme cela. »

 « Cet indicateur est primordial, car en mesurant le gain et en donnant des chiffres, nous montrons véritablement à quoi servent les achats et nous pouvons ainsi convaincre les décideurs, se félicite la directrice de département. Sans ces chiffres, sans ces données que nous rendons auditables, notre message sur les vertus de l’acheteur resterait purement incantatoire. Avec l'indicateur, nous apportons la preuve des vertus de son action. » A ce jour, le bébé du SAE et de la direction du Budget ne mesure que les gains financiers. Mais, courant 2014, le SAE espère élargir les tableaux de bord pour y intégrer le développement durable, les clauses sociales, la facilité d'accès aux PME et les marchés innovants.

Publié le 07/11/2013 - Par la rédaction

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