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Publié le 24/05/2018 - Par la rédaction

Salon Handicap 2018 : Un 1er baromètre emploi pour mesurer les difficultés de recrutement

La 3e édition du Salon Handicap Emploi & Achats Responsables ouvre ses portes lundi 28 mai (Palais des Congrès Paris). Quelques 150 ESAT, 60 conférences et 3 500 visiteurs devraient continuer à faire bouger les lignes alors qu’un 1er baromètre handicap emploi et prévention en entreprise souligne que le recrutement de personnes en situation de handicap est jugé difficile voire très difficile par 70% des décideurs en entreprise.

Présenté et soutenu par les organisateurs du salon (LVMH, Les Echos-Le Parisien), ce baromètre est une initiative du Club Etre (1er réseau national des entreprises engagées en faveur des politiques handicap). Il a été réalisé par l’institut Kantar TNS auprès de 320 dirigeants, DRH, Responsables de Mission handicap d’entreprises de plus de 20 salariés et plus. Les entreprises dont la loi Handicap de 2005 prévoit un taux de 6% de leurs collaborateurs en situation de handicap.

Près de 7 entreprises sur 10 considèrent que le recrutement de travailleurs handicapés est difficile voire très difficile pour 25% d’entre elles ! C’est à peine mieux, si l’on peut dire, pour reconvertir et maintenir dans l’emploi des travailleurs handicapés (lorsqu’ils le deviennent : 64% (très et plutôt difficile) et 11% (très difficile). Là, il s’agit d’actions concrètes. Curieusement, intégrer dans des équipes des travailleurs handicapés donne respectivement, dans les mêmes classifications que précédemment, 52% (très et plutôt difficile) et 11% (très difficile), former (47% et 12%), mener une politique de prévention (43% et 6%), sensibiliser (36% et 6%). La difficulté parait décroitre à mesure que les attendus paraissent moins importants. Cependant, mettre en place une politique handicap dans l’entreprise est considéré comme important par 57% des répondants et même une priorité pou 40% d’entre eux. Un bel ensemble. Parmi les motivations évoquées : améliorer la solidarité (76%), développer un sentiment de fierté (54%) et enfin, renforcer la réputation de l’entreprise (46%). D’une étude à l’autre, le réglementaire et la réputation restent de solides piliers de la RSE…

Encore beaucoup de freins

Mais le… temps manque. Ils sont 80% des interrogés à consacrer moins de 5% du leur à cette question. Et 5% à y consacrer plus de 20%. Dans les entreprises de plus de 250 salariés, c’est 38% du temps. Seules 13% des entreprises disposent d’une équipe dédiée au handicap. Elles sont 39% dans les plus de 250 salariés. Parmi les personnes qui jouent le plus grand rôle dans ce déploiement, le dirigeant apparait en tête, 79% des citations, devant les ressources humaines (76%) et les acteurs de la santé au travail (71%). Les managers eu sens large pointent en 4e position. Mais la question des achats n’ayant pas été posée, nous ne saurons pas si les acheteurs figurent d’une manière ou d’une autre. A noter que ni les ESAT ni les EA n’ont fait partie de ce panel. Il eut été intéressant de comparer leurs réponses avec les autres entreprises. Mais les promoteurs ont considéré que les entreprises du STPA disposaient de leurs propres études (Gesat, Handeco).

Parmi les freins évoqués, deux ressortent : le manque de moyens humains pour mettre en œuvre ses politiques (71% des réponses) et le manque de candidats (83% des réponses) ! Attention, une précision : « disposant des compétences attendues ». Les entreprises le disent sans détour : nous ne recrutons pas des handicaps mais des compétences… Et de se retourner dan un bel ensemble vers les pouvoirs publics sur les politiques à mettre en œuvre pour lutter contre les conséquences du handicap dès l’école. Et contribuer ainsi à combattre les freins… culturels : la réticence des managers à intégrer des travailleurs handicapés dans leurs équipes (90% des réponses) et les a priori des équipes elles-mêmes (79%). Les responsables achats en charge du STPA dans leurs entreprises les savent bien…

Les pouvoirs publics toujours sollicités

A propos des pouvoirs publics et de la législation en vigueur, si 74% des interrogées considèrent qu’ils connaissent la loi handicap de 2005 (65% dans… les grandes lignes seulement), ils sont 81% à déclarer celle-ci certes utile mais perfectible (78%) parce que contraignante (67%), complexe (66%), chronophage (54%). Finalement, ils ne sont que 54% à la juger… efficace. Il faudrait, toujours selon eux, un dialogue plus efficace avec les institutionnels (84% des réponses), une simplification de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (79%), des propositions plus « clés en main » (74%), des actions de sensibilisation (73%), des procédures d’agrément des accords elles aussi simplifiées (71%) et plus de formations spécialisées (70%). Face à leurs propres difficultés, les entreprises et leurs responsables prolongent la tendance constatée pus haut :  en appeler aux institutionnels et à l’Etat… Un petit tour au Salon Handicap s’impose. Les grands donneurs d’ordres contribuent à faire bouger les lignes. Et le STPA avec eux.

 

 

Panel & Méthodologie

Etude réalisée par l’institut KantarTNS pour le Club Être auprès d’un échantillon national de 320 dirigeants, DRH, responsables de Mission Handicap ou plus généralement de personnes en charge de la gestion de la politique handicap, dans des entreprises de 20 salariés et plus. Un redressement a été effectué pour assurer la représentativité sur la taille, le secteur d’activité et la répartition territoriale. Enquête téléphonique, réalisée du 19 mars au 6avril 2018.

Publié le 24/05/2018 - Par la rédaction

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