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Publié le 15/03/2017 - Par la rédaction

Sagemcom : un interfaçage Ivalua-SAP pour optimiser son SI achats

Sagemcom était l’invité de la matinale Ivalua organisée jeudi 9 mars. Philippe Longuet, Responsable du SI Achats, témoignait aux côtés d’Olivier Jullian d’OJC conseil qui a réalisé pour l’industriel des développements sur mesure destinés à optimiser les données échangées entre l’ERP (SAP) et la plateforme Buyer (Ivalua). Objectif : mieux négocier sur des marchés très volatils…

Partenaire historique d’Ivalua, Olivier Jullian (OJC Conseil) avait déjà donné un aperçu des développements réalisés pour Sagemcom autour de la plateforme Buyer. Voici ce qu’il nous a confié dans un entretien récent  ( voir LDA n°256 – janvier 2017) :” Pour Sagemcom, nous avons mis en place du « sourcing fort volume », permettant de négocier dans une même affaire des dizaines de milliers de références auprès de centaines de fournisseurs, puis de redescendre automatiquement les prix négociés dans leur ERP. Cela permet de réduire le délai d’application des nouvelles conditions et donc de générer des économies considérables.”. Du côté de Sagemcom, Philippe Longuet, Responsable du SI Achats rappelle l’ADN de l’entreprise : “Nous fabriquons des terminaux communicants à valeur ajouté, dans plusieurs secteurs d’activité, l’accès haut débit, les box (télécoms), les compteurs intelligents (énergie), l’internet des objets (collecte et redistribution de données), etc. Nous disposons d’une implantation mondiale. En France, en Allemagne, en Tunisie, au Brésil de même qu’en Asie où nous avons des partenaires, etc. Nous sommes sur des marchés très dynamiques qui enregistrent de fortes ruptures technologiques. Nous avons nous-mêmes une expertise logicielle, nous concevons nos middlewares. Nous devons anticiper en permanence les évolutions technologiques et être en mesure également de capter l’innovation chez nos fournisseurs. Nous devons permettre à nos clients de déployer massivement les équipements que nous concevons.” Sagemcom réalise un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros et emploie près de 4 000 collaborateurs dans 40 pays avec un centre R&D (France) de 600 personnes. C’est aussi 750 millions d’euros d’achats, 40 millions de composants pour 23 millions de terminaux produits.

Réduire la volatilité

Sur des marchés très concurrentiels, avec de fortes contraintes Time to Market, cela signifie aussi être capable d’ajuster au mieux ses contraintes de production. Et plus précisément réconcilier les écarts entre les prévisions établies par la direction des achats et les consommations réelles. Une « volatilité » - c’est le vocable qu’emploie les équipes Sagemcom – due à divers aléas : variation des coûts de matières premières, « effets de bord » (joli terme scientifique pour effets non prévus ou indésirables) de la production mondiale d’autres produits hi-tech, mouvement divers du côté des fournisseurs ou fabricants partenaires, risques pays, risques climatologiques, évolution des marchés consommateurs eux-mêmes, etc. Voilà pour les attendus. En pratique, il fallait ainsi s’assurer de la collaboration de systèmes d’information par nature très différents : l’un conçu pour la production (un ERP SAP), l’autre pour la direction des achats (la plateforme Ivalua Buyer). Résumé encore plus simplement de cette façon : une fois les prévisions faites, les volumes négociées et injectées dans l’ERP, comment extraire de nouveau ces données, les agréger selon des modalités et des pratiques strictement achats, les retraiter puis les communiquer de nouveau à la production ? D’un côté, un outil réputé solide mais relativement rigide (ERP), de l’autre, un SI Achats aux multiples modules, offrant un environnement de travail ergonomique aux acheteurs, mais à adapter aux contraintes d’une production… flexible, si l’on peut dire. A noter que la direction des Achats de Sagemcom parle plus volontiers de négociateurs que d’acheteurs pour désigner ceux de ses collaborateurs qui doivent ajuster en permanence les conditions faites aux fournisseurs.

Accélérer et automatiser

Le mot d’ordre : accélérer les processus achats. La démarche concerne tous les achats de productions, composants ou ensembles complexes, implique la dizaine de sites de production du groupe et de ses partenaires dans le monde. Confiés à OJC conseil, les développements spécifiques ont été rendus d’autant plus nécessaires qu’ils supposaient d’échanger de forts volumes à une fréquence régulière. Des interfaces  spécifiques ont été mises en place tant du côté de l’outil SAP que de celui d’Ivalua pour échanger des références, des données prix (exprimées parfois dans des devises différentes de part et d’autre), des données contractuelles (que l’on peut également « découper » pour pouvoir les retraiter dans un nouveau cycle de négociation), des calendriers (plannings), etc. Le tout avec de fortes exigences sur la qualité des données échangées. Dans Buyer, les acheteurs peuvent consolider et retraiter toutes les données fournisseurs de leur choix avant de les (ré)exporter vers les lieux de productions. Parmi les bénéfices attendus dans le sens SI Achats/ERP : une automatisation des mises à jour des prix et des parts de marché, une réduction des délais d’application et une réduction des coûts de mise à jour (fiabilisation y compris). Ce sont plus de 1 600 fournisseurs et fabricants concernés (dont 300 fournisseurs « cibles »), 30 000 composants. Des appels d’offres complexes, auprès de dizaine de fournisseurs et parfois sur des milliers de référence. Le projet a démarré en 2014 et s’est déployé entre avril et octobre. Cette année-là, 60 contrats ont été revus. Depuis, près de 400 négociations ont été conduites (2015 et 2016). En 2017, entre janvier et mars, ce sont près de 14 000 prix qui auront été modifiés. Sur l’année, d’ici décembre, près de 96% des contrats auront été revisités. Un dernier point encore : Sagemcom ne recourt pas à des outils de simulation intégrés. Toutes les hypothèses de travail sont testées et validées en mode « traditionnel » (type tableurs). Une piste à explorer pour de futurs développements ?

Parmi les bénéfices constatés de cette coopération entre ERP et suite Achats (en plus de ceux sans doute enregistrés dans son activité elle-même), Sagemcom cite la réduction des coûts de maintenance et d’infogérance (automatisation, qualité du support), l’adoption par ses utilisateurs, l’internalisation croissante de leurs actions, la communication avec ses fournisseurs (les échanges peuvent être profitables dans les deux sens). A terme, l’amélioration du volet relations aux fournisseurs (évaluation) devrait partie des nouveaux projets du duo Sagemcom-OJC Conseil tout comme l’achat des prestations intellectuelles ou encore l’évolution des process de négociation. A suivre…

 

 

ENCADRE

Pourquoi mettre en place un SI Achats « clés en mains »

Négocier sur toutes les familles d’achats

Soutenir & accélérer les process Achats

Gérer les négociations internationales

Permettre des négociations simultanées

Faciliter le pilotage de la performance

S’adapter à l’écosystème technique en place

Publié le 15/03/2017 - Par la rédaction

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