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Publié le 08/04/2016 - Par la rédaction

Pacte PME - BNP Paribas Factor : plaidoyer pour l’affacturage inversé

Lors d’une conférence organisée par Pacte PME et BNP Paribas factor, EDF, Siemens France, Vehixel et l’Ugap ont présenté leur expérience du reverse factoring collaboratif. Un dispositif qui affiche de solides arguments, autant pour les fournisseurs que pour les directions achats.

Le 5 avril, l’association Pacte PME et BNP Paribas factor organisaient une conférence intitulée « grandes entreprises : comment optimiser le financement de vos PME fournisseurs ? ». Objectifs : rappeler l’importance de la trésorerie dans la vitalité des TPE-PME et présenter les nouvelles techniques de financement inter-entreprises. Finalement, il fut surtout question de l’affacturage inversé collaboratif, cette solution par laquelle un fournisseur peut bénéficier, par l’intermédiaire d’un organisme financier appelé factor, du paiement de ses factures avant l’échéance contractuelle, grâce au bon à payer émis par son donneur d’ordres. Dans une logique opposée, l’affacturage classique consistant pour le fournisseur à financer son poste clients, en cédant ses créances au factor, qui prend alors à son compte le recouvrement des factures.

 

Le libre choix des fournisseurs

Adjoint du directeur de la division trésorerie et financements intra-groupe d’EDF, Christophe Lecomte a exposé l’expérience pionnière en France du groupe public en matière de reverse factoring. Dès 2011, la solution est proposée à quelques dizaines de fournisseurs, en mode projet pilote. Elle est améliorée au fur et à mesure des retours d’expérience, en coopération avec le factor. Tous les métiers concernés sont impliqués : la trésorerie et les achats, mais également les systèmes d’informations, le juridique, la formation et la communication. Aujourd’hui, près de 1 000 fournisseurs (sur un portefeuille de 36 000), dont 80 % de PME, bénéficient du dispositif. Ce qui représente 20 000 factures par an et près de 3,5 milliards d’euros.

Mais EDF espère convaincre plusieurs milliers d’entreprises de son panel, sans fixer de limites. Pour cela, l’électricien compte sur le marketing direct du factor et un effort d’évangélisation des acheteurs. Ces derniers mettent notamment en avant le libre choix d’intégrer ou non le dispositif, puis d’opter pour le paiement anticipé automatique ou facture par facture (50 % des fournisseurs ont choisi l’option 1 et 50 % l’option 2). Le taux avantageux repose sur la notation financière de donneur d’ordres, n’a pas à être négocié par le fournisseur et n’ajoute pas de nouvelles lignes de financement sur ses comptes bancaires. EDF ne demande pas de contreparties financières en échange.

 

Fluidité sur l’ensemble de la chaîne de valeur

Comme attendu, le reverse factoring a permis d’améliorer la facturation des fournisseurs participants, plus impliqués sur la question. En interne, l’émission des bons à payer a été accélérée, de 12 à 8 jours en moyenne, grâce à l’optimisation des process et des systèmes d’informations, ainsi qu’au volontarisme des acteurs impliqués.


(la suite de cette article dans le numéro de mai de La Lettre des Achats...)

Publié le 08/04/2016 - Par la rédaction

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