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Publié le 04/10/2018 - Par la rédaction

Les marchés publics basculent vers le numérique

C’est fait depuis le 1er octobre ! Toute la procédure de passation d’un marché public supérieur à 25 000 euros doit être dématérialisée. Donneurs d’ordres publics et entreprises ont partagé leur retour d’expérience en présence du gouvernement, lors d’une conférence de presse organisée par le GIP Maximilien.

« Notre objectif est à la fois de faire en sorte que les marchés publics deviennent un levier pour les petites entreprises et de montrer que la généralisation de la dématérialisation est possible et positive », expliquait Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie lors d’une conférence de presse organisée par le GIP Maximilien, une structure régionale mutualisée de dématérialisation. Le gouvernement a ainsi choisi de marquer symboliquement l’échéance du 1er octobre, date à laquelle tous les marchés publics supérieurs à 25 000 euros sont désormais passés sous forme numérique, les offres papiers ne sont désormais plus acceptés. Également présent, le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi a rappelé que « les deux éléments importants de ce projet de dématérialisation sont la gratuité et la simplicité, afin d’ouvrir la porte des marchés publics à de nouveaux partenaires plus petits ». Rappelons que la commande publique représente plus de 200 milliards d’euros par an.

 

Donneurs d’ordres et fournisseurs convaincus

Les acheteurs publics sont en tous les cas convaincus des avantages de cette dématérialisation comme le confirme Cécile Bienfait-Dauphin, chef du service de la commande publique de la ville de Ruel Malmaison. « Nous imposons la dématérialisation depuis septembre 2017 et nous avons beaucoup plus d’appel d’offres depuis que nous passons par la plateforme du GIP Maximilien », explique-t-elle. La ville a ainsi reçu environ 65 offres électroniques depuis le début de l’année sur près de 18 consultations. Toutefois, Cécile Bienfait-Dauphin souligne aussi que « les entreprises doivent passer le passage d’un blocage psychologique pour adhérer à la dématérialisation ».

Coté fournisseurs, l’accueil est plutôt favorable. Si Alain Piquet, PDG de Destais (travaux d’électricité, une trentaine de salariés) lance sous forme de boutade que « la démat’ rend plus sexy les marchés publics », il affirme aussi : « Nous souhaiterions aussi disposer d’outils comme Chorus Pro pour les marchés privés et bénéficier ainsi des mêmes délais de paiement ».

Publié le 04/10/2018 - Par la rédaction

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