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Publié le 30/03/2017 - Par la rédaction

Ivaluanow 2017 : le rêve américain prend forme

En Europe, Il y a déjà un show Ivalua on air. Aux Etats-Unis, ce sera Ivaluanow ! Après une très discrète 1ère édition l’an passé, cette année, les français ont vu plus grand : près de 200 inscrits se sont pressés dans les salons du prestigieux Princeton Club à New-York. Un lieu idéal pour accueillir en guest star Michael Owh, CPO de New-York City, dernier client signé par l’équipe américaine d’Ivalua avec KPMG.

Il y avait du monde vendredi 24 mars au 1er étage du Princeton Club de New-York, à deux pas de la 5e Avenue, pour la 2e journée d’Ivaluanow, celle des conférences et autres workshops. La veille au soir, David Khuat-Duy, fondateur et Président d’Ivalua, Daniel Amzallag, CPO d’Ivalua Inc, Gérard Dahan,  SVP Business EMEA et leurs équipes accueillait déjà près de 140 invités pour un dîner d’ouverture au Monarch Rooftop. Des clients, des partenaires et des prospects (une quarantaine, dit-on). Le matin même des sessions utilisateurs et l’après-midi, la tenue d’un spécial Executive Advisory Council,avaient fourni l’essentiel du programme de la 1ère journée.

Evolution majeure de l’offre

Tout va bien pour Ivalua qui a été récemment confirmé par le Gartner parmi les leaders du Magic Quadrant des leaders des suites pour le sourcing stratégique (et qui figure déjà parmi les Visionnaires dans la catégorie Procure-to-Pay). L’entreprise devrait boucler son exercice 2016 avec un chiffre d’affaires proche des 32 millions d’euros soit une progression de 45% par rapport à 2015. L’an prochain, le seuil des 50 millions pourrait être atteint. Dans son intervention de bienvenue, David Khuat-Duy, soulignait que désormais la branche américaine pèse pour moitié dans l’activité de l’éditeur avec quelques superlatifs au passage : un portefeuille de 250 clients, des signatures de nouveaux clients en hausse de140% sur les deux continents américains (l’éditeur aurait été rejoint par des équipes commerciales ex-Emptoris), hausse également de 45% des utilisateurs dans le monde, etc. La terrible Debbie Wilson, consultante au Gartner, également présente dans la salle, prenait note… Pour l’équipe dirigeante, le message reste le même d’une année sur l’autre : une croissance organique, forte, constante, profitable. Une équipe homogène qui a réussi son pari d’une double implantation : le plateau d’Orsay et la Silicon Valley. Et qui rappelle son principal point fort : une plateforme cloud, un code source unique, des fonctionnalités très larges et paramétrables. Cette suite applicative qui vient d’être mise à jour (Update 152) s’appuie aussi sur les accords bâtis avec divers cabinets de conseils comme KPMG, PWC, CGI, Shelby, Flucticiel, Accenture, Deloitte, Capita, KValue, Optibuy, OJC Conseil, CKS, Numen ou encore Axys Consultants, etc. En clair, Ivalua déroule une stratégie imaginée de longue date qui consiste à se concentrer davantage sur son rôle d’éditeur pour permettre aux sociétés de conseil de déployer sa solution auprès de leurs clients communs.

Le même jour que la conférence, outre ce communiqué triomphant sur sa progression 2016, Ivalua en produisait un second cette fois sur une nouvelle présentation de son offre. Une évolution majeure aux yeux des observateurs : d’une part, des solutions sectorielles spécialisées par segments d’activité (industrie manufacturière, services bancaires et financiers, administration publique, santé, industrie pétrolière/gazière et énergie) et d’autre part, des packages prédéfinis, par modules, qui du même coup se déploieront plus rapidement (parmi eux: gestion du sourcing stratégique et des contrats, Gestion des appels d’offres et des projets sourcing, automatisation des commandes et traitement des factures, capture électronique des factures, analyse des dépenses, conformité des risques fournisseurs). D’un côté une offre très segmentée, de l’autre des fonctionnalités très modulaires. Ivalua qui n’a la réputation ni d’être bon marché ni de s’adresser à des projets modestes semble désormais vouloir s’appuyer sur son expérience pour rendre plus vite opérationnels ses outils. Une démarche qui lui aurait été largement dictée par les retours de ses partenaires américains. Dont beaucoup, dans les allées de la conférence, mettait d’abord en avant, dans tout projet, la qualité des organisations et des process avant le déploiement même d’un outil. Rencontré également un futur client d’Ivalua (!) précisant que son choix résultait d’un ensemble de critères pondérés de cette façon : 25% pour les éléments techniques, 75% pour la dimension activité. Un beau compliment malgré tout aux qualités prêtées à la plateforme. Off, David Khuat-Duy reconnaissait que l’entreprise se trouvait dans un momentum particulier : un marché encore en pleine évolution, avec divers concurrents soit en train de peaufiner leur offre commerciale, de réécrire leur solution voire d’étendre leurs fonctionnalités ou encore d’ajouter davantage de contenus, de mobilité à leurs applications, des utilisateurs exprimant de plus en plus de besoins dans un mouvement plus vaste suscité par la vague digitale, la concurrence des pays émergents… En clair, face à de nouveaux challenges, l’innovation, la création de valeur seront d’autant plus efficaces que des systèmes pourront prendre en charge le traitement d’une masse croissante de données… Pour Ivalua, l’autre étape technologique sinon financière sera le développement de l’intelligence artificielle et/ou des Learning machines. Aux Etats-Unis aussi le spectre des robots remplaçant les cols blancs a envahi le champ des conversations pour ne pas dire des spéculations…

Roi de New-York

Retour sur terre après avoir appuyé sur le bouton G (Ground floor)… Vedette du jour, Michael Owh, CPO de New-York City, a présenté les grandes lignes d’une réorganisation des achats de la ville, soutenue par KPMG avec la solution Ivalua en prime. Nous avions  rencontré le prédécesseur de l’actuel patron des achats il y a à peine 4 ans (LDA n°218 – juin 2013). Aujourd’hui, la taille du projet a encore grandi : 15,3 milliards de dollars d’achats, 200 000 fournisseurs enregistrés, 41 000 contrats exécutés par an, 3 600 « acheteurs » (utilisateurs du système), 27 systèmes d’information, 23 modes de fonctionnement ou procédures différents aux achats, etc. Un système défini lui-même par l’intéressé de « complexe, manuel, inconsistant, difficile à piloter, avec des cycles de traitement très longs, une transparence limitée et surtout, au final, un faible service rendu aux différents programmes de la ville. Conçu sous la houlette de KPMG, le projet Passport (Procurement and Sourcing Solution Portal) vise simultanément à réformer les process, déployer une équipe d’acheteurs capables de créer de la valeur avec les fournisseurs, le tout s’appuyant à terme sur un portail fournisseur unique ! Une plateforme collaborative, reliant aussi les acheteurs et les fournisseurs, du zéro papier, des données partagées et transparentes, des fournisseurs plus chalengés, voilà ce que suppose à terme un projet qui devrait coûter (sur plusieurs années) près de 25 millions de dollars à la municipalité new-yorkaise… Ce ne sera pas une mince affaire. Le programme démarré. Mais combien de temps a-t-il fallu au nouveau boss (nommé en mars 2016) pour identifier l’ampleur de sa tâche. « Très peu » nous-a-t-il dit. « En fait, j’ai une longue expérience du fonctionnement de la municipalité où j’ai exercé différentes fonctions » (voir Profil ci-contre). Pas de doute, la légitimité, il l’a. Le processus de changement va opérer.

Plusieurs intervenants se sont encore succédés tout au long de la journée. Soit dans des ateliers dédiés soit sur des tables rondes. Ivalua a fait parler ses clients : d’Amérique du Nord, Jian Xu, Global Director Procurement & Strategic Sourcing, Fannie Mae ; Mark Gursky, Purchasing Director, Meritor ; Corey Roberts,
P2P Project Director, CACI ; Blaine Hurley, Senior Director – Sourcing Excellence, Global Strategic Sourcing, Whirlpool, de l’Inde, Samit Datta, Head of Global Supply Chain Management, Piramal ; de Pologne, Marek Dyczek, Director of Purchasing and Cost Optimization Department d’Amrest ; Christian Schmalz, Strategy, Sourcing & Execution, Crédit Suisse ; de France, Sylvie Noel, directrice des achats de Covea ; Thierry Blazy, Procurement IS and Performance Manager, Bouygues Immobilier ; Didier Thoumsin, Directeur des Achats de Vinci Energies ; Benjamin Hulot, VP Procurement performance de Veolia Environnement ou encore Matthieu Bannwarth, directeur du Système d’information Finance d’Ingenico.

Parmi eux, deux retenaient l’attention : le premier, Piramal Glass (Chiffre d'affaires : environ 300 millions d'euros, 80% de ses ventes en dehors de l’Inde), spécialiste du flaconnage en verre (agro-alimentaire, cosmétique et pharmacie), parti à la conquête du monde (passer du rang d’entreprise indienne à entreprise globale) et s’appuyant sur la plateforme Ivalua, pour hausser ses ambitions dans le sourcing international et challenger ses équipes achats, utilisant les différents modules, non pas pour unifier sans délai les approches mais pour applique patiemment une pédagogie par l’exemple. Une méthode non coercitive. Ses tableaux comparant les approches et les résultats entre les équipes nord-américaines, indiennes et sri-lankaises montrent des divergences. Mais peu importe, les résultats sont là : la plateforme est gobale, 100% des dépenses passent par elle depuis 2016, son utilisation a généré près de 20% d’économie au terme de ses quatre ans d’existence. Pensez en grand, pensez global. Le message est dit avec beaucoup de douceur mais parait très déterminé. Impressionnant.

Contribution à l’activité

Autre témoignage retenu : celui d’Amrest. Un opérateur en restauration basé en Pologne. Aujourd’hui, l’entreprise gère 1 200 restaurants dans 14 pays avec des enseignes en propre ou sous licence (Starbucks, Pizza Hut, etc.). Elle s’implante aussi en Chine. Son chiffre d’affaires atteint l’équivalent d’un milliard d’euros. L’opération croissance a démarré il y a tout juste six ans. Une croissance qu’il a fallu très vite maîtriser. En adaptant les process même si beaucoup d’achats peuvent rester locaux. Dans le cas présent, il s’agit d’achats indirects. Les achats directs (alimentaires) sont effectués dans le cadre d’une autre organisation, une centrale d’achat groupe. Pour résumer, avant, il n’y avait pas de contrôles. Mettre en place une plateforme comme celle d’Ivalua signifiait changer de tout au tout les process. Les achats devaient désormais contribuer à l’efficacité du groupe. Avec la mise en place de benchmarks rigoureux à l’intérieur du groupe. Une implémentation désormais globale. Qui doit générer des économies tangibles. Quelqu’un a posé une question : et les fournisseurs ? Comment ont-ils été invités à se connecter, à passer par la plateforme ? La réponse a fusé, là encore doucement mais fermement : ils ont dû comprendre très vite qu’il n’y avait pas le choix et que passer par la plateforme pour tous les échanges était pour eux le seul moyen de continuer à facturer… C’était dit. Autour d’une même table ronde, d’autres entreprises (françaises) avait une vision plus… collaborative, comprenant les différences d’organisation entre l’Europe et d’autres parties du monde. Main de fer et gant de velours, de quel côté de la table, la démonstration était-elle la plus convaincante ? Dans des activités de type distribution, peut-être à marges plus tendues, visiblement la pression est la plus forte.

Impossible ici de détailler tous les projets présentés mais une impression demeure au terme de toutes les interventions : nous avons moins entendu parler de techniques que de process et au bout du compte, plus d’objectifs business que de simples processus administratifs à digitaliser. Quels que soient les entreprises et leurs secteurs d’activité, les achats étaient pensé en terme d’efficacité et susceptibles de contribuer au développement. La digitalisation n’est qu’un moyen pas une fin en soi. Ivalua on air se déroulera l’an prochain, en mars, à Paris. La prochaine édition d’Ivaluanow en 2019 aura-t-elle lieu de nouveau à New-York ou à San José, Californie, à quelques miles d’Ivalua Inc ? A suivre…

Ivalua - progression 2016

Ivalua - une nouvelle segmentation de l'offre

Profil Mickael Owh, CPO, New-York City

Publié le 30/03/2017 - Par la rédaction

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