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Publié le 19/08/2013 - Par la rédaction

E-achat : le référentiel fournisseurs, casse-tête des grands comptes

Au-delà des enjeux liés à l’analyse des dépenses et à la mesure de la performance, la conférence organisée avant l’été par l’EBG, sur le thème du décisionnel achats, a pointé le rôle clé du référentiel fournisseurs. Et mis en évidence les difficultés rencontrées par les grands donneurs d’ordres dans ce domaine.

Préalable indispensable au déploiement des outils BI (Business Intelligence) aux achats, la création d’un référentiel fournisseurs centralisé et structuré vire le plus souvent au casse-tête dans les grands groupes. Surtout lorsque l’organisation et les systèmes d’information sont éclatés, comme c’est le cas chez Geodis et Schneider Electric, les deux donneurs d’ordres venus témoigner. Equipé de Basware, d’une contrathèque sous IBM Lotus et d’un outil décisionnel depuis 2005, le groupe de transports et logistique (environ 1,5 milliard d’euros d’achats annuels) travaille ainsi d’arrache-pied à la création d’un référentiel à partir des bases comptables de ses deux grands ERP : Anael Infor en France et Microsoft Dynamics à l’international. « Il s’agit de récupérer les dépenses réalisées avec les fournisseurs, en commençant par les 200 plus importants, puis d’adopter une classification pour transformer les données financières en données achats », explique Christophe Dumont, son responsable SI achats groupe.

Chez Schneider Electric, qui réalise quelque 10 milliards d’euros d‘achats annuels, la problématique est décuplée : s’il existe une base fournisseurs (référentiel et documents associés) sous SAP, l’environnement multi-ERP, lié à la croissance du groupe par acquisitions, rend la consolidation de l’information extrêmement difficile. « Faute d’une parfaite synchronisation, nous constatons de gros écarts entre les données comptables dans les ERP et les données achats, regrette Vincent Druart, chef de projet de déploiement des outils BI aux achats du groupe industriel. Nous essayons donc d’imposer la création centralisée des fournisseurs, mais ce n’est pas simple. La cohérence des informations est également difficile à maintenir dans le temps ».

Dans l’auditoire, plusieurs autres sociétés ont également partagé leur expérience. Un représentant de Lafarge, par exemple, qui utilise JD Edwards dans quinze pays avec des systèmes décisionnels associés, et Oracle, Sage, SAP, etc. dans une cinquantaine d’autres, a reconnu qu’il faisait face aux mêmes difficultés pour centraliser les dépenses et structurer son référentiel fournisseurs. 

Publié le 19/08/2013 - Par la rédaction

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