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Publié le 23/02/2018 - Par la rédaction

Droneperf : une conférence annuelle orientée surveillance

Droneperf, la plateforme de qualification des opérateurs de drones, fondée il y a bientôt trois ans, tiendra une conférence « 1001 Drones et notre Littoral » le 2 mars prochain à Capbreton (Landes). Un programme adapté à ce bord de mer avec des interventions liés à des activités de surveillance du littoral ou encore d’ostréiculture. Les acheteurs professionnels sont toujours les bienvenus sur un sujet particulièrement synonyme d’innovation.

La prochaine conférence annuelle de Droneperf « 1001 Drones et notre Littoral » le 2 mars prochain à Capbreton (Landes) nous fournit une nouvelle occasion de revenir sur le sujet ( voir ici nos précédentes enquêtes) : le marché des opérateurs de drones se développe-t-il ? Question corollaire : les acheteurs professionnels, qu’ils exercent dans de grands groupes, des établissements publics ou encore des collectivités locales, sont-ils au rendez-vous de ces nouveaux services… volants ? Lionel Willaert, qui au terme d’un parcours professionnel dans les achats, a fondé Droneperf en pensant aux acheteurs et leurs besoins de validation de fournisseurs, en convient : « le marché est toujours aussi difficile à appréhender. Il y a trois ans, à notre démarrage, il y avait 1 000 opérateurs, ils sont aujourd’hui près de 5 000. Près de 90% d’entre constituent de très petites entreprises quand il ne s’agit pas tout simplement d’indépendants. Il y a très peu de très gros opérateurs. Trop peu de projets aussi dans les entreprises. L’achat de drones ou de services liées à des drones représente encore des montants assez faibles pour justifier des approches sourcing très soutenus. Enfin, les projets les plus importants semblent être plutôt internalisés rendant plus aléatoire le recours à des intervenants extérieurs.

Nouvelles règles

Bref, le marché, du côté des professionnels, se cherche encore. Cela n’empêche pas les effets d’aubaine. Les formations se sont multipliées – promues par Pôle Emploi notamment – pour encourager la formation de nouveaux opérateurs dont beaucoup ont pu en effet être tenté de créer leur propre activité. A l’autre extrémité du panel, des opérateurs plus importants ont pu lever des fonds mais les plus gros d’entre eux affichent toujours des profils de startup : des levées de fond encore très largement supérieures aux chiffres d’affaires générés et une activité qui reste à développer sinon à rentabiliser. Pour le moment.

Enfin, le cadre réglementaire continue lui aussi d’évoluer. Des contraintes sans doute renforcées pour tous les acteurs, qu’ils soient déjà installés ou de nouveaux entrants, mais aussi des règles plus rassurantes pour les futurs acheteurs. En effet, à partir du 1er juillet prochain, la DGAC imposerait aux opérateurs d’avoir validé une formation qui les déclarerait aptes à proposer leurs services avec bien sûr une période de transition. La promulgation de l’arrêté devrait intervenir dans les prochains jours.

Des textes récents ont déjà apporté leur lot de mesures orientées sécurité comme cette obligation de déclarer des drones de plus de 800 grammes. La loi tente d’améliorer la traçabilité des drones et de leurs pilotes. Les démarches seront simples : un enregistrement électronique avec le numéro de série du drone. Le but est de justifier de l’identité du propriétaire. Le certificat d’enregistrement sera valable trois ans. Tout comme une carte grise de voiture, il sera possible de rattacher un numéro de série à un pilote. Autres dispositions : les drones « lourds » (plus de 800 gr) seront équipés de signaux lumineux et sonore identifiables dans le ciel …

 

Objectifs 2020

Il reste ces petites machines, si elles relèvent bien des règles de l’aviation civile, doivent être aussi considérées comme appartenant à l’univers des objets connectés. Leur activité de photographie, de cartographie et autres relevés typographiques les assimilent plus à des appareils de mesure et/ou de photos… volants. Si les entreprises ne peuvent envisager en acheter pour leur propre compte et imaginer des prestations ad hoc, elles pourraient agir utilement auprès de certains de leurs fournisseurs traditionnels pour les inciter à innover et à présenter de nouvelles prestations (surveillance, nettoyage, livraison sur sites de pièces détachées, etc.). L’innovation n’est pas que matérielle. Elle concerne aussi les services.

Droneperf n’a pas encore atteint le seuil des 200 professionnels aux prestations dument répertoriées et qualifiée qu’il s’était fixé. Mais ne doute pas non plus que la maturité à la fois des opérateurs de drone, quels qu’ils soient, et des acheteurs professionnels ira en s’accroissant et avec elle, l’évolution du marché. D’ici 2020. A suivre…

Publié le 23/02/2018 - Par la rédaction

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