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Publié le 14/10/2017 - Par la rédaction

Club achats IAE Paris alumni : les achats à l’heure digitale

C’est le dernier né des clubs achats. Il est parisien et depuis le début de l’année, son fondateur, Rodolphe Devevey, directeur des achats de Moria surgical, organise une fois par mois une conférence avec un invité. Ce mois-ci, Alain Alleaume d’Altaris a projeté le futur des outils achats avec une mise en perspective métier. Tonique !

La particularité de ce nouveau Club achats, c’est de se tenir dans le cadre de l’association des anciens élèves de l’IAE Paris qui n’a pas… de formation achats. Mais qu’importe : son initiateur, Rodolphe Devevey, directeur des achats de Moria surgical, est bien un ancien élève passé également par le mastère spécialisé achats de l’Essec. Il n’en fallait pas plus pour prendre une initiative visant à accueillir des professionnels achats de tous les horizons à des fins d’échange de bonnes pratiques métier. Depuis les débuts, le réseau s’étoffe. Près de 300 professionnels achats sont invités, une fois par mois, à se rendre dans les locaux de l’école à Tolbiac. Pas d’adhésion. Une simple participation de 15 € pour couvrir les frais du pot qui conclut toutes les soirées. Simple, convivial et utile pour tisser son réseau. Que demander de plus ?

Des intervenants de qualité ! Avec Jean Potage (auteur, consultant et enseignant) en janvier, Alain Alleaume (Altaris) en octobre et Patrice Pourchet (Mastère achats de l’Essec) annoncé en décembre, on ne prend pas grand risque. Le Club achats donne à entendre…

Rappel historique

Un festival. Quand Alain Alleaume retrace l’histoire du e-achats, il repart au début des années 90, remonte un film où les chapitres s’enchainent en passant des débuts de la GPAO à l’avènement des ERP puis des places de marchés sans oublier les solutions e-achat 1ère vague (apparues dans les années 2000) – celles que l’on désigne aussi comme les full suite – aujourd’hui aiguillonnées par des applications full web, cloud, en SaaS, dédiées et légères à la fois, collaboratives par essence. Hier soir, parmi les participants, Axiscope, plateforme apparue en 2015, qui émerge peu à peu dans le paysage.

Alain Alleaume évacue d’emblée la toute première ère de l’e-achat, les places de marchés. En gros : beaucoup de promesses (réseaux donneurs d’ordres-fournisseurs mondiaux), beaucoup d’argent (folie internet, mouvements spéculatifs), beaucoup de développement aussi (applicatifs, interfaces, données, etc.) mais avec tout de même ce gros grain de sable qui a fini par emporter la machine : des données hétérogènes et un manque criant de standards d’échanges (en dehors des programmes EDI sectoriels, dans l’automobile, l’électronique, la distribution, etc.). En parallèle, les gros IBM 3090, les AS 400, les clients serveurs puis les PC, les notebooks ont fondu, se sont dilués dans les réseaux et dans le cloud et avec eux les papiers qui encombraient les bureaux ont été absorbés par les écrans de nos tablettes et de nos smartphones. Au « e » d’électronique a succédé le « i » d’internet lequel s’est banalisé à son tour. Les deux lettres à la mode de nos jours sont désormais UX. Pour User Experience. L’utilisateur est au centre du réseau. Qu’il soit consommateur ou travailleur, c’est selon. Aux achats, ça a tout changé. Et la vague n’a pas fini de tout emporter…

Atawatac

Apparues presqu’en même temps que les place de marchés, les solutions e-achats 1er vague ont fait mieux que résister. Elles se sont imposées dans le paysage du digital achat.1 Les full suites se sont imposées sur leurs deux périmètres de prédilection : le Source-to-Contract (qui peut couvrir tout le périmètre des achats (production/hors production) et le Procure-to-Pay (les achats hors production). Le tout pouvant être raccordé aux ERP de l’entreprise. Voilà pour le cadre. Il reste à évoquer le fonctionnement de ces outils. Le conférencier le suggère sans ambages : toutes ces suites ont la réputation d’être diversement mises en œuvre. Les modules sont rarement tous déployés voire même utilisés. Aux grands projets coûteux en termes d’intégration ont succédé des approches plus ciblées, plus séquencées. Et puis, comme au cinéma, une nouvelle vague a envahi les écrans. Des solutions 2e génération full web, dans le cloud, dédiés à des process, avec des paramétrages plus limités, ont fait leur apparition. Elles portent des promesses de déploiement et d’adoption plus rapides, en mode agile, capables de réunir très vite, dans une approche collaborative, des utilisateurs pouvant avoir des profils variés (acheteurs, prescripteurs, fournisseurs), repoussant plus loin le moment de se raccorder à d’autres outils voire au SI de l’entreprise.2

Mais il faut mettre les pieds dans le plat. Et là notre visiteur du soir saute à pied joint dans la troisième case de son schéma, celle qu’il a baptisé Purchasing Intelligence et qu’il situe aux côtés du S to C et du P to P. Des données pour quoi faire ? Pour améliorer la collaboration, l’engagement et la communication avec les fournisseurs. Une approche à 360° orientée risques, opportunités, innovation (startups y compris). Ce que l’on comprend : une utilisation plus poussée de ces outils permettrait de passer d’un mode eprocurement optimisé, sans doute plus productif, à la mobilisation d’une intelligence collective (partage de données, analyses croisées, utilisation plus intégrée des contrats, etc.). L’ultime étape de tous ces outils : c’est l’aide à la décision !

4.0 comme quatre dimensions

Le digital se dessine en quatre dimensions : réseaux sociaux (réseaux et partage), mobilité (accessibilité de l’information), l’analytique (la puissance de l’IA frappe à toutes les portes), le cloud (des réserves de données et d’interaction et surtout des modèles économiques très souples, abonnements, facturation au nombre d’utilisateurs, au type d’usage, etc.). L’acheteur 4.0 pointe son nez en fin d’intervention et son portrait-robot croule sous les anglicismes (serait-ce plus crédible ?) : risk manager, business analyst, community manager, sourcing manager, data manager, strategic watch… Tout à la fois ? Le défi est immense. Il n’y a plus une minute à perdre…

 

 

1. Basware, Bravosolution, Coupa, Determine, Ivalua, Oalia, Oxalys, Perfect Commerce/Proactis, SAP Ariba, Zycus, etc.

2. Axiscope, HopWork, Koble, Orgasoftware, Per Angusta, Silex, etc.

 

Publié le 14/10/2017 - Par la rédaction

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