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La Lettre des Achats - Avril 2018 N°270
Avril 2018

Marchés

Témoignage

Euler Hermes
« L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis obtiennent les moins bons scores »

Par la rédaction

Euler Hermes

« L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis obtiennent les moins bons scores »

Quel panorama dressez-vous de l’état du recouvrement des créances dans le monde ?

A l’échelle mondiale, le recouvrement de créances s’avère particulièrement difficile, avec un indice moyen de complexité qui de 51 sur une échelle allant de 0 à 100. L’Europe Occidentale fait figure de bon élève et simplifie la vie des entreprises souhaitant récupérer les sommes qui leur sont dues. Sur les seize pays européens étudiés, quatorze figurent parmi ceux où le recouvrement est le moins complexe à l’échelle mondiale. La Suède (30), l’Allemagne (30) et l’Irlande (31) occupent le podium des pays où le recouvrement est le moins complexe au niveau mondial. En 2016, les fournisseurs dans ces pays étaient respectivement payés sous 54, 53 et 50 jours, alors que la moyenne mondiale était de 64 jours.

Quel est le comportement dominant ?

Plus du tiers des cinquante pays étudiés sont classés dans la catégorie « Very high » (51 à 60). Des pays de tous les continents entrent dans cette catégorie, dont les Etats-Unis (55) et le Canada (53). Ces deux pays pâtissent d’un système multipliant les structures dans les comtés, les Etats et au niveau fédéral. En Europe de l’Ouest, seuls l’Italie (50) et la Grèce (44) n’entrent pas dans la catégorie des pays les moins complexes. Concernant l’Europe de l’Est, deux fois plus de pays figurent dans la catégorie « Very high » que dans la catégorie « high », avec dans le premier cas des pays comme la République tchèque (51), la Hongrie (51), la Slovaquie (53) et la Turquie (56), et dans le second, la Roumanie (40) et la Pologne (45). La Russie fait pour sa part partie des pays les plus complexes avec un indice de 72.

Quels sont les pays les plus risqués ?

En matière de complexité du recouvrement, le Moyen-Orient est le parfait opposé de l’Europe Occidentale. L’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis obtiennent ainsi les moins bons scores, avec respectivement 94 et 81. En Arabie Saoudite, la loi ne punit pas par exemple les retards de paiement, et les pénalités de retard sont interdites. La situation est également compliquée en Asie-Pacifique, acteur central du commerce mondial, qui compte pas moins de quatre représentants parmi les dix plus mauvais élèves avec la Malaisie (78), la Chine (73), l’Indonésie (67) et la Thaïlande (60). La situation est également compliquée en Inde (59). Le Japon (43), Hong Kong (47) et Singapour (50) affichent de meilleures dispositions.
Portrait

Maxime Lemerle
, responsable des études défaillances et sectorielles

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