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Publié le 08/03/2012 - Par la rédaction

Opticiens Atol : investir dans la sous-traitance de proximité

La coopérative d’opticiens Atol construit actuellement l’extension de sa plate-forme logistique de Beaune par laquelle transitent les achats auprès des sous-traitants jurassiens, avec lesquels elle développe ses produits en marque propre.

Depuis une dizaine d’années, Opticiens Atol ‑ 150 millions d’euros d’achats pour 375 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 – s’appuie sur un vivier de sous-traitants jurassiens pour développer ses lunettes en marque propre. Ces produits représentaient, il y a dix ans, 2 % du volume de ses ventes, contre 16 % aujourd’hui, et 20 % de son chiffre d’affaires. Le sourcing franco-français compte pour plus de 95 % du coût de fabrication de ces lunettes Atol.

Les lunettiers sont présents dans le Jura depuis près de 200 ans. La coopérative Atol bénéficie donc avec eux d’une forte capacité d’innovation. C’est grâce à ce vivier qu’elle a pu sortir en 2011 un modèle de lunettes sans soudure, découpées d’une seule pièce grâce à un laser haute précision. Une innovation doublée d’une approche design to cost, qui a permis de réduire une part de main d’œuvre représentant 70 % du coût total des lunettes. L’autre avantage est bien sûr économique et environnemental, avec une baisse des frais de logistique et des coûts d’approche. « Nous estimons l’impact de ce sourcing local à 23 grammes de CO2 au lieu de 2 300 si les lunettes venaient de Chine », avance Philippe Peyrard, directeur général délégué des Opticiens Atol.

C’est la direction des opérations industrielles et logistiques qui assume la responsabilité de la relation avec ces sous-traitants via une cellule coordination et R&D composée de trois personnes et située à Beaune. La direction des achats d’Atol ayant une dimension plus commerciale.

« Je m’investis personnellement de manière assez importante dans les relations avec nos sous-traitants », complète Philippe Peyrard. Pour développer la capacité d’innovation de ses partenaires jurassiens – essentiellement des PME de 30 à 40 salariés – Atol va, en effet, jusqu’à investir elle-même dans la modernisation de son parc machines.

Publié le 08/03/2012 - Par la rédaction

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