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La Lettre des Achats - Février 2012 N°202
Février 2012

Marchés

Les articles

Tendances 2012
Défis techniques pour l’e-achat

Fonctionnalités
Des enrichissements dictés par le terrain

Marketing/Communication
Une démarche orientée sourcing

Canal plus
Une stratégie achats spécifique pour chaque dossier

Par la rédaction

Fonctionnalités

Des enrichissements dictés par le terrain

En termes de fonctionnalités, les innovations porteront en 2012 sur le suivi de la performance, le calcul des coûts, la gestion d’affaires, la collaboration fournisseurs ou encore le pilotage des achats spécifiques.

Si des grandes thématiques techniques se sont ajoutées à leurs plans de développement, les éditeurs n’en oublient pas pour autant les attentes du terrain. Pragmatiques, les directions des achats réclament, avant tout, un enrichissement des fonctionnalités opérationnelles des solutions, en commençant par les fondamentaux, notamment la gestion de la relation fournisseurs. « Dans une logique de maîtrise des risques, d’évaluation de la performance et de mise en place de plans de progrès, le référentiel fournisseurs et les outils de dialogue associés mobilisent les équipes achats et informatiques dans de nombreuses entreprises », constate Alain Alleaume, directeur associé du cabinet de conseil Altaris.
Les éditeurs ont donc saisi le sujet pour mieux accompagner leurs clients, à l’image d’Oalia qui travaille sur une intégration renforcée des fournisseurs, pour que l’interaction avec les acheteurs ne se limite plus aux seules phases de consultation. « Connectés au portail fournisseurs, ils déchargent les achats de tâches fastidieuses d’intégration de données dans leur système d’information, comme des grilles de prix, des catalogues, des attestations diverses ou des résultats de campagnes d’évaluation », explique Eric Decarpentries, chez Oalia. « Le partage de données catalogues avec les fournisseurs est en train de bouger fortement, confirme Martial Gérardin, chez Perfect Commerce, et nous préparons des nouveautés importantes dans ce domaine ». Cette évolution s’accompagne de la mise en place de workflows d’approbation et d’outils collaboratifs avancés. Ainsi que d’une montée des réseaux de fournisseurs partagés, comme l’envisage SynerTrade et quelques autres, sur le modèle d’Ariba, Hubwoo ou MFG.com. Ou encore d’outils de gestion de la performance fournisseurs, avec entre autres la mise en place et le suivi des plans de progrès.

Extension vers l’amont et l’aval du processus


L’enrichissement des outils de gestion de la performance concerne aussi celle des achats. La fonction doit valoriser sa contribution au succès de l’entreprise et doit calculer finement les économies réalisées. « Les méthodes de calculs sont très variées et leur complexité diffère d’une entreprise à l’autre, prévient toutefois Franck Le Tendre, chez SynerTrade. Aussi, nous proposons un outil qui prend en compte la multiplicité des cas rencontrés ». Cette exigence explique certainement la percée des outils de pilotage des dossiers achats, à la manière des grands projets. « Il s’agit de permettre le suivi de la réalisation des dossiers et la vérification de la conformité avec les contrats », explique Greg Iaquinto, chez Emptoris.

Des modules spécifiques par secteur d’activité


L’extension de la couverture fonctionnelle se concrétise aussi par la gestion de catégories particulières (Emptoris, Ivalua, etc.) ou encore la prise en compte du processus qualité. Mais aussi par l’ouverture des outils vers l’amont et l’aval de la chaîne achats-approvisionnements : référencement produits, dématérialisation des factures, etc. « Cette extension est souvent motivée par des attentes sectorielles fortes, en particulier dans l’automobile, la distribution, le secteur public, etc. », poursuit Arnaud Salomon, directeur associé du cabinet CKS Consulting. Certains éditeurs n’hésitent d’ailleurs plus à « verticaliser » leur offre, en ajoutant des modules spécifiques à des secteurs d’activité ou en proposant des pré-paramétrages. D’autres vont jusqu’à s’intéresser aux mécanismes financiers, avec des outils de gestion de trésorerie. « Certains complètent leur offre de solutions pour adresser les
besoins des fournisseurs en leur proposant des services de gestion commerciale, détaille Dominique Dupuis, du CXP. La gestion de liquidité apparaît alors comme l’élément qui complète le processus commande-facturation-paiement ».
De l’avis de la plupart des acteurs, les possibilités fonctionnelles sont illimitées. Le tout étant de savoir rester proche des attentes du terrain. « La plupart des fonctionnalités innovantes sont encore sous-utilisées, admet Patrick Chabannes, chez Ariba. Mais n’est-il pas logique et, surtout, plus productif, que l’offre devance la demande ? ».

Par la rédaction

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