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La Lettre des Achats - Juillet-Août 2011 N°196
Juillet-Août 2011

Management

Dossier

Relation fournisseurs : une priorité à formaliser

Médiateurs internes : des premiers pas un peu hésitants

Service des achats de l’État

Les articles

Une relation appréciée mais pas mesurée

Pilotage : le choc du court et du long terme

Des acheteurs accaparés par L’opérationnel

Méthodologie
Un panel de 451 pros des achats

Médiateurs internes
Des premiers pas un peu hésitants

Interviews

Service des achats de l’État
« Il faut avant toute chose rencontrer les fournisseurs »

Témoignages

Thierry Perrin - Contrôleur général des armées, médiateur et chef de la mission ministérielle PME
« Des interlocuteurs pertinents et disponibles »

Publié le 28/06/2011 - Par la rédaction

Thierry Perrin - Contrôleur général des armées, médiateur et chef de la mission ministérielle PME

« Des interlocuteurs pertinents et disponibles »

Quel est l’impact de la charte des bonnes pratiques sur le ministère de la Défense ?

La médiation faisait déjà partie de nos missions. La charte a donné un surcroît de légitimité à tous les acteurs, la clarification des relations et des règles entre les grandes entreprises ou l’administration et les PME. Pour le ministère, cela concerne surtout la chaîne de sous-traitance dans les contrats que nous passons, dans l’armement par exemple avec Dassault, EADS, Thales, DNCS, etc. Les sous-traitants nous saisissent sur des problèmes d’annulation unilatérale de contrat, de problème de paiement, de propriété intellectuelle…

Que vous a apporté l’instauration de médiateurs internes ?

Un réseau d’interlocuteurs pertinents et disponibles. C’est vraiment le point le plus positif de la charte, car tous jouent le jeu. Et ça rend le dispositif très efficace : on a amené la haute hiérarchie des grands groupes à se pencher sur le problème des PME.

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

Parfois, les n-5 ou n-6 peuvent prendre des initiatives qui confinent au compor­tement léonin. Nous avons eu l’exemple de clauses de paiement drastiques mises en place, car l’acheteur avait mal jaugé ses besoins. La commande était quasiment prête et l’acheteur a rompu le contrat. Il a suffi d’un coup de fil au directeur des achats et le lendemain, c’était réglé !

Comment procédez-vous pour une médiation ?

Nous étudions les dossiers, avant d’écouter le requérant et le service concerné lors d’entretiens séparés. Et nous déterminons les marges de manœuvre avant de faire le va-et-vient entre les parties.
Le plus compliqué ici est de faire la balance entre équité et respect juridique pour que l’acheteur reste protégé.
L’un des cas les plus délicats que nous avons eu à traiter concernait un litige de propriété intellectuelle entre un fournisseur et son sous-traitant. Il est difficile de faire accepter à un fournisseur l’idée qu’il est en faute ! Mais nous risquions même de nous re­trouver receleurs de contrefaçon ! Après deux mois d’instruction, nous avons résilié le contrat.

Portrait


Thierry Perrin

Contrôleur général des armées, médiateur et chef de la mission ministérielle PME

En chiffres
Montant d’achats en 2010 : 15 milliards d’euros
Effectifs achats : 3 600 (distribués sur plusieurs services dont 600 à la Direction générale de l’armement)
Nombre de fournisseurs : environ 12 000

Publié le 28/06/2011 - Par la rédaction

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